Une maison bleue pour faire fleurir les PME

Semaine de l’entrepreneuriatPlongée dans les couloirs de la Fongit, la plus ancienne pouponnière de «start-up» à Genève.

Le Blue Box, plus ancien incubateur de PME du canton, accueille 45 sociétés qui bénéficient d’un vaste espace de réseautage.

Le Blue Box, plus ancien incubateur de PME du canton, accueille 45 sociétés qui bénéficient d’un vaste espace de réseautage. Image: Georges Cabrera

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Tel un cube de formica turquoise, l’immeuble Blue Box contraste avec le jaune vif des Laiteries Réunies, de l’autre côté de la rue, au coeur de la zone industrielle de Plans-les-Ouates. Dans ses étages vitrés, 45 micro-sociétés. Le plus ancien «incubateur» de PME innovantes du canton accueillait mercredi l’une des dizaines de manifestations émaillant la Semaine de l’entrepreneuriat. Ambiance «start-up» de mise au sein de cette Fondation genevoise pour l’innovation technologique – la Fongit – qui s’apprête à fêter ses 25 ans. Le café est pris debout, en cercle, le tutoiement se veut facile, l’expert-comptable porte un piercing.

Une pouponnière dans laquelle les entrepreneurs trouvent un bureau pour leurs premiers employés, de l’aide pour les impôts, la recherche de financements, la compta ou pour réparer l’imprimante en rade. Quand ces entreprises quittent-elles ce cocon? «On parle souvent de trois ans mais cela dépend surtout de leur succès – et de la place requise pour de nouveaux employés», sourit James Miners, l’un des «coachs» disponibles sur le site.

Quartz Bio, déjà profitable
De l’espace, c’est ce dont a besoin Jérôme Wojcik, patron de Quartz Bio et ancien responsable de la bio-informatique chez Merck Serono – groupe dont la fermeture a laissé 1200 personnes sur le carreau il y a trois ans. Sa société de six employés aide des groupes comme Roche, Johnson & Johnson ou Debiopharm à affiner l’efficacité de leur traitement.

Le travail? Prélever des masses de données lors des tests cliniques puis les analyser, les nettoyer. Pour comprendre, par exemple, lequel, parmi trois médicaments contre une maladie neurovégétative, fonctionne le mieux pour un patient donné. Mais pourquoi aller sur l’ancien site de Merck Serono, qui accueille le paquebot du Campus Biotech? «Ce qui m’intéressait c’était un bureau de 40 m2. Ils n’ont apparemment que des grands espaces», répond le patron de cette PME qui recrute.

Un bureau pour In & Win
Un peu plus loin, caché dans l’enfilade de cloisons mobiles, Nicolas Rémond réinvente la carte de fidélité aux côtés de sa première employée, Laura Wacrenier.

L’idée d’In & Win, venue de son associé? Concevoir et gérer une application à télécharger sur son téléphone, afin d’être reconnu lorsque l’on entre dans un magasin. Par exemple pour recevoir des points de fidélité. La société compte gagner sa vie sur la vente aux magasins des masses de données – anonymisées, promis – ainsi collectées. Comme sur un site de vente en ligne. Sauf que c’est pour un vrai magasin. Un partenariat a démarré il y a un mois avec la FNAC en Suisse.

Une visite d’Expedismart
Pendant le café, deux visiteurs se glissent parmi les groupes pour se présenter. L’un est sorti de la Haute Ecole de gestion, l’autre y termine ses études. Depuis février, ils construisent — «avec nos propres fonds», précisent-ils — un site de comparaison des tarifs des sociétés de colis express comme DHL ou Fedex. Et négocient avec elles des tarifs de gros, afin de proposer des rabais à leurs clients — à la manière d’un Ebookers dans l’hôtellerie. Baptisé Expedismart, le site démarre ce lundi. Son cofondateur, Leonard Schlaepfer, navigue pour l’instant entre chez lui et chez «ses» informaticiens de Plainpalais. Il regarde les couloirs de la Fongit avec envie. (TDG)

Créé: 23.11.2015, 08h27

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