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DémissionJoseph Jimenez, le restructurateur de Novartis

Le patron du groupe bâlois, qui quittera ses fonctions fin janvier 2018, a entamé l'une des restructurations stratégiques les plus importantes de la firme. Portrait.

En Suisse romande, Joe Jimenez a fait parler de lui lorsqu'il avait annoncé en 2011 la fermeture du site de Novartis à Prangins (VD).
En Suisse romande, Joe Jimenez a fait parler de lui lorsqu'il avait annoncé en 2011 la fermeture du site de Novartis à Prangins (VD).
Keystone

Entré chez Novartis en 2007, Joseph Jimenez - que tout le monde appelle Joe - en est devenu le directeur général en 2010. Successeur de Daniel Vasella à la tête du géant pharmaceutique bâlois, l'Américain a entamé une restructuration stratégique importante en recentrant le groupe sur trois secteurs d'activité.

Joe Jimenez est né en 1959 dans une banlieue de San Francisco en Californie. Il étudie à la prestigieuse université de Stanford, avant de décrocher son MBA à l'université de Berkeley. Parallèlement, il se distingue dans la natation de compétition.

Ses études terminées, et avant son arrivée chez Novartis, Joe Jimenez occupe plusieurs postes dans l'industrie de grande consommation. C'est par cette voie qu'il entre chez Novartis, en prenant en avril 2007 la tête de la division Consumer Health englobant à l'époque les médicaments sans ordonnance, l'ophtalmologie et les produits pour animaux.

Tournant chez Heinz

En octobre de la même année, il prend les rênes de la division pharmaceutique - la plus importante du groupe. Auparavant, il travaille pour Clorox, spécialiste des détergents, avant de rejoindre le groupe alimentaire ConAgra. En 1998, sa carrière prend un nouveau tournant chez Heinz, la célèbre marque américaine de ketchup.

Joe Jimenez débute au sein du géant diversifié de l'alimentation en tant que président et directeur général de l'unité Amérique du Nord, puis reprend la zone Europe. Il oeuvre aussi comme administrateur externe pour le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca et comme conseiller auprès de la société américaine de private equity Blackstone.

A défaut d'afficher 20 ans de carrière dans les médicaments, le nouveau patron de Novartis est choisi pour sa large expérience internationale et ses capacités de leader acquises au sein de grands groupes. Succéder à Daniel Vasella, premier directeur général de Novartis dès sa création en 1996 puis président du conseil d'administration, n'est pas tâche facile.

Recentrage et cessions

Mais Joe Jimenez inscrit rapidement sa patte en recentrant l'entreprise sur la pharma, les génériques et l'oncologie, alors que son prédécesseur s'était attelé à couvrir tous les secteurs du marché. Il n'hésite pas à céder des secteurs d'activité à ses concurrents GlaxoSmithKline et Eli Lilly.

En Suisse romande, Joe Jimenez fait parler de lui lorsqu'il annonce en 2011 la fermeture du site de Novartis à Prangins (VD). Face à l'opposition de la région, relayée par les autorités vaudoises, il revient sur sa décision. Entre-temps, le site est cédé à GlaxoSmithKline.

Joe Jimenez dévoile peu sur sa vie privée. Domicilié dans la région bâloise depuis son arrivée chez Novartis, il est père de trois enfants. Elancé et dynamique, l'ancien nageur de compétition continue de faire des longueurs dans les bassins lorsque son emploi du temps le lui permet et avoue faire du fitness régulièrement.

Dans le communiqué annonçant son départ, Joe Jimenez annonce que «d'un point de vue personnel, après dix merveilleuses années en Suisse, ma famille est prête à revenir aux Etats-Unis et dans la Silicon Valley».

ats

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