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Intrigues dans le négoce de produits agricoles, Genève en première ligne

L’américain Bunge a fait l’objet d’approches de la part du géant Glencore. Le Hongkongais Noble lutte pour sa survie.

Glencore (ci-dessus, son siège à Zoug) vise une «combinaison amicale des activités» avec Bunge.
Glencore (ci-dessus, son siège à Zoug) vise une «combinaison amicale des activités» avec Bunge.
Keystone

Deux pièces maîtresses de l’échiquier genevois des matières premières se trouvent depuis le début de la semaine au centre de toutes les interrogations.

Bunge tout d’abord. Installé à Florissant, le groupe américain y employait l’an dernier près de 250 personnes. Le géant de «l’agribusiness» a été l’objet d’approches de la part du conglomérat Glencore. Basé à Zoug, le numéro un des matières premières a admis dans un communiqué que son entité Glencore Agriculture avait «approché Bunge de façon informelle en vue d’une combinaison amicale de nos activités». Le groupe américain spécialisé dans le négoce de céréales et d’oléagineux, a vu sa valeur – onze milliards de dollars – s’envoler après ces déclarations. Il répète n’être engagé dans aucune tractation.

Noble lutte pour sa survie

Noble Group ensuite. Le poids lourd asiatique des matières premières, dont l’antenne genevoise emploie près de 150 collaborateurs, se retrouve de nouveau en pleine tourmente. Et pour cause. L’agence SP Global Ratings a averti mardi que le négociant, qui perd plus de 40 millions de dollars par mois, pourrait d’ici peu ne plus être capable de rembourser ses dettes en temps et en heure. Panique parmi ses partenaires financiers. Et évaporation du tiers de la valeur boursière du groupe.

Quel est son poids exact à Genève? Ni ses représentants en Europe, ni le STSA, l’association faîtière du secteur en Suisse, ne répondent sur le sujet. Basé à Hongkong, Noble avait racheté en 2001 les activités céréalières en Asie du lausannois André & Cie. Il y a trois ans, le groupe avait abandonné le contrôle de son agroalimentaire au chinois COFCO, qui disposait lui aussi d’un bureau à Genève. En février, c’était le nom de Sinochem qui était évoqué par l’agence Bloomberg comme repreneur potentiel. En clair, le même mastodonte paraétatique que celui qui pourrait, in fine, être propriétaire de Syngenta, le géant helvétique des semences.

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