Globcoin s’attaque aux frais de carte de crédit

EconomieLa PME «fintech» créée à Genève veut lancer 50 000 cartes qui font de vous un client «local» à New York comme à Paris.

Hélie d’Hautefort, Fondateur de Globcoin.

Hélie d’Hautefort, Fondateur de Globcoin. Image: Linkedin/DR

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Les problèmes de taux de change inspirent beaucoup les PME de services financiers sur Internet – les «fintechs» – à Genève. Normal, 100 000 personnes vivent à cheval sur la frontière, tandis que 30 000 autres officient dans une organisation internationale.

Cette fois, l’idée consiste à contourner les frais retenus lors du règlement par carte dans un restaurant new-yorkais ou lors d’un retrait de billets au distributeur d’un aéroport. Dans les années 70, il y avait au moins les «travelers cheques» tombés en désuétude… Pour éviter de prendre l’avion les poches remplies de cash, Globcoin propose, depuis novembre, une carte Platinum Mastercard multidevises, prépayée par son utilisateur. Six devises sont offertes, une quinzaine l’an prochain. Résultat, au moment de la douloureuse, la machine tendue par la serveuse coréenne de la 52e rue «voit» que la carte est alimentée en dollars. Et la traite comme une «locale». Le service rappelle Revolut, «fintech» s’adressant au touriste britannique.

Globcoin assure ne prendre aucune commission sur les transferts vers la carte, qui se font au taux de change interbancaire, ce qui permet d’économiser entre 5 et 10% sur ses achats à l’étranger. De plus, la Globcoin Platinum Mastercard est gratuite.

Le client doit en revanche la charger avec au moins 30 euros et accepter une assurance-voyage à 4,90 euros par mois – soit 58,80 euros par an. Bon, mais comment Globcoin gagne-t-elle sa vie? «Le concept est de créer une communauté de voyageurs et de leur proposer, outre cet accès au marché professionnel des devises, des complémentaires — accès wi-fi dans les aéroports ou réductions dans des magasins par exemple», esquisse Hélie d’Hautefort, son fondateur.

Le financier de 59 ans est un enfant du sérail. Ayant piloté, de Genève, la gestion des risques de change de Peugeot-Citroën au début des années 90, le personnage a ensuite lancé sa propre société offrant des services similaires à des grandes institutions. «On a été jusqu’à 35 personnes, avant la vente à BNP Paribas», se souvient-il.

Aujourd’hui, Globcoin emploie 5 collaborateurs à Genève et 5 autres à Londres, où la société est domiciliée. «Bien sûr que nous préférerions tout installer ici, mais vous nous voyez commercialiser, à partir de la Suisse, une carte utilisée par 26 pays européens sans accès au marché financier unique?» interpelle l’actionnaire

majoritaire de Globcoin.

Ce dernier discute la fourniture de la centaine de cartes utilisées par une organisation internationale basée à Genève.

L’an prochain, il espère en écouler 50 000.

(TDG)

Créé: 18.12.2016, 21h07

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