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Galenica se sépare en deux sociétés pour attaquer le marché

Les deux entités s'occuperont respectivement de la pharma et de la santé pour étoffer les activités. Elles sont destinées à être cotées en bourse.

Il y aura prochainement une société dédiée à la pharma (Vifor Pharma), et une autre à la santé (Galenica Santé).
Il y aura prochainement une société dédiée à la pharma (Vifor Pharma), et une autre à la santé (Galenica Santé).
Keystone

Galenica se dote d'une nouvelle structure pour répondre aux attentes du marché. Le groupe bernois se scinde en deux sociétés indépendantes, appelées à être cotées à la Bourse: l'une consacrée à la pharma (Vifor Pharma), l'autre à la santé (Galenica Santé). Objectif de la stratégie: étoffer de façon distincte les activités des deux entités.

Deux domaines, deux modèles

«La nouvelle structure de conduite permet de développer de manière plus ciblée les modèles d'affaires différents de Pharma et Santé en tenant compte de leur dynamique de croissance individuelle», relève l'entreprise mardi. Elle entre en vigueur immédiatement.

Il s'agit d'une nouvelle mue pour le groupe depuis sa stratégie de transformation en 1996, qui consistait à devenir une entreprise active en Suisse et à l'international approvisionnant autant les pharmaciens que les médecins, les droguistes et les hôpitaux.

Fondé en 1927 en tant que grossiste pharmaceutique, Galenica s'est érigé en holding en 1979 avant son entrée en Bourse. La firme compte désormais plus de 7600 collaborateurs.

Elle a fortement développé ses activités pharmaceutiques ces dernières années. Vifor Pharma s'affirme numéro un mondial des préparations à base de fer avec notamment le produit phare Ferinject et dispose d'une position solide sur le marché des immunostimulants.

Forte culture entrepreneuriale

Appelé à croître, ce secteur contribue actuellement à quelque 75% du résultat opérationnel du groupe. Il doit «évoluer vers une société autonome (...) caractérisée par une culture entrepreneuriale forte, spécialisée dans un domaine particulier et extrêmement concentrée sur le plan stratégique», souligne Galenica dans son communiqué.

Le Danois Søren Tulstrup (49 ans) prend la tête de cette branche. Il a travaillé auparavant pour Sandoz (Novartis) et le géant allemand de la chimie-pharmacie Merck notamment. Sa nouvelle mission: «exploiter le potentiel de Vifor Pharma pour en faire une entreprise Specialty Pharma indépendante et florissante». L'objectif devrait être rempli dans les trois à cinq ans, estime le groupe.

De son côté, Galenica Santé, qui regroupe les activités de fourniture aux pharmacies et hôpitaux (Logistics), la distribution en pharmacie (Retail) ainsi que les logiciels et bases de données pharmaceutiques (Healthcare Information), dispose déjà de la taille critique pour devenir une entreprise indépendante cotée à la Bourse. Les synergies entre ces trois activités doivent permettre de faire face aux défis qui se posent à la branche en général, selon la firme.

Jörg Kneubühler (54 ans), en sus de sa fonction de responsable des finances qu'il conserve, dirigera cette entité. Il avait rejoint Galenica en 2002, après avoir avoir assumé dix ans durant diverses fonctions au sein de la direction financière de Swatch Group.

Bond du titre

Galenica comptera ainsi deux directeurs généraux qui rapporteront au président exécutif Etienne Jornod. L'actuel patron du groupe, David Ebsworth, partira à la retraite en août 2015. Son poste est supprimé.

Réclamée par le marché, l'opération a agréablement surpris les observateurs. Les investisseurs l'ont même applaudie: le titre bondissait de 5,08% à 41,50 francs, dans un marché en légère hausse en fin de matinée.

A contrario, la marche des affaires a déçu. Galenica a vu ses revenus progresser de 0,8% au premier semestre à 1,66 milliard de francs, alors que les analystes consultés par l'agence AWP tablaient sur un montant de 1,7 milliard. L'entreprise pâtit d'une «pression persistante sur les prix des médicaments et sur les marges».

Chiffre d'affaires en hausse

La division Pharma a accru son chiffre d'affaires de 5,9%, à 337,2 millions de francs. Les ventes de Ferinject se sont améliorées de 17% à 86,2 millions. Quant aux recettes de la division Logistics, elles n'ont que légèrement reculé de même que celles du domaine Retail qui dispose du plus important réseau de pharmacies de Suisse.

Les bénéfices se révèlent, eux, supérieurs au consensus. Le profit net a reculé de 9,8% à 134,7 millions de francs et l'excédent opérationnel (EBIT) de 7,2% à 189 millions. Des replis dus à des effets extraordinaires positifs lors de l'exercice précédent (adaptation à une norme comptable et règlement d'un cas fiscal).

Pour l'ensemble de l'exercice, la direction vise une hausse du bénéfice net sur une base comparable, sans dévoiler de chiffres toutefois. L'an passé, le groupe avait dégagé un résultat de 334,8 millions de francs, soit une embellie de plus d'un cinquième.

(ATS)

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