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Fiat et Starbucks forcés de rendre les faveurs fiscales

Bruxelles chiffre de 20 à 30 millions les «aides» reçues au Luxembourg et aux Pays-Bas. Les deux multinationales contestent

La Commission européenne exige de Fiat et de Starbucks qu’ils remboursent des aides reçues «illégalement».
La Commission européenne exige de Fiat et de Starbucks qu’ils remboursent des aides reçues «illégalement».
Azzurro Matto/Enrico Gastaldello

Bruxelles a frappé mercredi un grand coup contre les avantages fiscaux accordés à des multinationales par plusieurs Etats européens, comme le Luxembourg et les Pays-Bas. La Commission européenne exige de l’italien Fiat et de l’américain Starbucks qu’ils remboursent des aides reçues «illégalement». Moins d’un an après l’éclatement du scandale LuxLeaks, qui avait mis en lumière un système d’évasion fiscale à grande échelle, cette décision sans précédent a été saluée par les ONG et des politiques. La commission estime que le Luxembourg et les Pays-Bas ont accordé à Fiat Finance and Trade – filiale basée au Grand-Duché – et à Starbucks des «avantages fiscaux […] illégaux au regard des règles européennes en matière d’aides d’Etat», bouclant ainsi des enquêtes ouvertes en juin 2014.

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