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Les Suissesses se cassent toujours le nez pour devenir PDG

Les études le martèlent. Les conseils et les directions restent masculins. Pour l’heure.

Marie Ivorra (industrie, à g.), Marianne Aerni (services, au centre) et Laurence Halifi (construction, à d.). Pour ces trois Romandes, «les femmes sont prêtes à assumer des responsabilités au sommet des entreprises».
Marie Ivorra (industrie, à g.), Marianne Aerni (services, au centre) et Laurence Halifi (construction, à d.). Pour ces trois Romandes, «les femmes sont prêtes à assumer des responsabilités au sommet des entreprises».
ODILE MEYLAN

Les bébés filles qui naissent aujourd’hui devront attendre d’être octogénaires pour gagner autant que les garçonnets. A en croire un récent rapport du WEF (World Economic Forum), ce n’est qu’en… 2095 (!) que la parité salariale serait atteinte. Des différences béantes existent, sur ce plan, entre les pays. Et alors que, toujours selon le WEF, la Suisse caracole en tête en termes de compétitivité globale, elle se traîne sur la question de l’écart entre les genres. Elle a même perdu deux places au classement annuel du WEF: 11e au lieu de 9e. Le pays arrive derrière les nations nordiques, ce qui n’est pas une surprise, mais aussi après le Nicaragua (6e), le Rwanda (7e) ou les Philippines (9e).

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