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Facebook démontre déjà sa réelle vulnérabilité

L’agence Bloomberg se mobilise pour faciliter la désertion du plus grand réseau social du monde.

Afin de contrer les soupçons de négligence et autres manquements, les dirigeants de Facebook ont promptement pris des engagements visant à relever le degré de protection des données.
Afin de contrer les soupçons de négligence et autres manquements, les dirigeants de Facebook ont promptement pris des engagements visant à relever le degré de protection des données.
Keystone

Après un recul de 6,7% lundi puis de 2,56% mardi, l’action de Facebook a nettement progressé mercredi au Nasdaq, l’indice américain des valeurs technologiques (voir infographie). Une magnifique reprise, certes, mais l’avenir du plus grand réseau social du monde ne se présente toutefois plus sous les meilleurs auspices.

Pour voir l'infographie en grand, cliquez ici.

Une actionnaire de Facebook, Fan Yuan, a déposé une plainte contre Mark Elliot Zuckerberg, le président du directoire de Facebook, et David Wehner, le directeur financier. L’action, intentée auprès du Tribunal de district du nord de la Californie, a immédiatement été assortie d’une portée collective (class action).

L’audience et la puissance de mobilisation, assurées par les divers vecteurs de la Toile, devraient rapidement convaincre des millions d’actionnaires du réseau social de souscrire à la plainte de Fan Yuan. Celle-ci concerne les investisseurs ayant acquis des titres Facebook entre le 3 février et le 19 mars.

En l’état, Fan Yuan accuse notamment la firme californienne «de déclarations proprement fausses et trompeuses». Ces allégations sont liées à l’extorsion présumée des données personnelles de 30 à 50 millions d’utilisateurs de Facebook par la firme britannique Cambridge Analytica. L’objectif de cette dernière aurait été de favoriser les chances d’élection de Donald Trump en 2016 (voir ci-dessous).

Afin de contrer les soupçons de négligence et autres manquements, les dirigeants de Facebook ont promptement pris des engagements visant à relever le degré de protection des données. Permettront-ils d’éviter un cruel déclin commercial? Pas si sûr!

Mercredi, à l’aube, l’agence d’information financière Bloomberg se jetait elle-même dans la brèche: «Les utilisateurs de Facebook n’ont pas besoin de chercher loin des instructions pour savoir comment s’extirper eux-mêmes ou leurs données du réseau social.» Ce propos était suivi des adresses de trois plates-formes ou autres sites Internet permettant de prendre de telles dispositions.

«Écosystème de valeur»

À la suite de tous ces incidents, Shoaib Zafar, analyste financier à la Banque Syz SA, dresse un constat clair: «Les derniers abus portant sur des données demeurent une exception. Celle-ci renforce une opinion: les réseaux sociaux restent vulnérables face à l’exploitation incongrue de renseignements. Mais ces perturbations vont probablement apporter plus de sécurité pour les informations personnelles sur les utilisateurs. Gardons en outre à l’esprit que ce réseau social constitue un écosystème de valeur pour ses quelque 2 milliards d’utilisateurs.»

La vie sur la Toile devrait néanmoins évoluer de façon significative. «La polémique actuelle, liée à Facebook, risque d’avoir des effets sur le cadre légal dans lequel les réseaux sociaux exercent leurs activités. Notamment sur les conditions que ces sociétés devront respecter pour gérer et protéger des données», estime Jérôme Schupp, analyste actions chez Prime Partners.

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