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Calvin Klein pourrait perdre ses montres

Swatch Group a décidé de ne plus produire de montres pour la célèbre marque de mode.

Nul ne sait si les montres estampillées cK ne se trouveront plus que sur les sites de seconde main.
Nul ne sait si les montres estampillées cK ne se trouveront plus que sur les sites de seconde main.
Keystone

Depuis 1997, le Swatch Group produisait et imaginait le design des montres pour la marque de mode Calvin Klein, sous le nom de cK Watch. Les pièces, positionnées dans l’entrée de gamme, constituaient l’indispensable petit plus horloger que s’accordent un très grand nombre de griffes, mais celui-ci risque bien de disparaître. Le groupe basé à Bienne a en effet décidé de «laisser expirer le contrat de licence avec Calvin Klein à sa date d’échéance, dans un futur proche».

Nul ne sait si la maison de couture new-yorkaise poursuivra l’aventure avec un autre partenaire, ou si les montres estampillées cK ne se trouveront plus que sur les sites de seconde main. Compléter une tenue avec un garde-temps est devenu un incontournable, et toutes les marques ou presque ont apposé leur logo sur des cadrans, de Ralph Lauren à H&M, en passant par Tommy Hilfiger. Les montres Calvin Klein ont été déclinées, durant deux décennies, en plus de 200 modèles vendus dans plus de 60 pays. En 2004, une ligne de bijoux était créée.

«La décision a été prise suite aux récentes incertitudes au niveau de la direction de Calvin Klein»Swatch Group

Boutiques fermées

La décision du Swatch Group est dictée par «les récentes turbulences et incertitudes au niveau de la direction de Calvin Klein». explique le géant biennois. Et, de fait, la marque a entamé une sérieuse cure minceur depuis quelques mois. En mars, elle décidait d’abandonner purement et simplement le monde du prêt-à-porter, deux mois à peine après avoir fermé sa boutique phare sur Madison Avenue. Cette fermeture symbolique suivait elle-même de peu le départ, en décembre 2018, du designer flamand Raf Simons, débauché chez Dior deux ans plus tôt, et dont l’arrivée avait fait sensation. Avec ce transfuge venu de la haute couture, Calvin Klein affichait de grandes ambitions, rapidement douchées par les chiffres. Ce printemps, le patron groupe PVH, propriétaire également de Tommy Hilfiger ou Arrow, se déclarait «très déçu du peu de retour sur investissement» généré par la nouvelle ligne créée par le designer.

Maillon faible du groupe PVH

Aux États-Unis, les ventes de Calvin Klein ont diminué de 7% ont dernier trimestre 2018 pour s’établir à 384 millions d’euros (422,2 millions de francs). La situation était meilleure à l’international avec des ventes en hausse de 2%, à 466, 5 millions d’euros (513 millions de francs).

Le groupe PVH voyait quant à lui son chiffre d’affaires croître de 8% sur son année fiscale 2018-2019, à 8,59 milliards d’euros (9,4 milliards de francs). Une hausse principalement due à la marque Tommy Hilfiger, qui a cependant dû, elle aussi, fermer ses deux boutiques emblématiques à New York et Miami, et opéré un virage dans sa stratégie en privilégiant le marketing virtuel et le design 3D.

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