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Bertarelli honoré pour sa contribution «exceptionnelle » aux liens avec les Etats-Unis

Sur le Campus Biotech genevois, l’homme d’affaires reçoit le prix Albert Gallatin devant 300 invités, des mains de Johann Schneider-Ammann.

Pierre Albouy

Retour aux sources. C’est dans l’ancien siège de Serono – société biotech familiale, vendue en 2007 aux Allemands de Merck qui devaient fermer son centre genevois par la suite – qu’Ernesto Bertarelli a reçu jeudi soir le prix Albert Gallatin. Devant trois cents invités triés sur le volet, ce dernier s'est lancé dans un longue adresse sur les Etats-Unis, après plus de deux heures de discours laudateurs à son adresse: Pierre Maudet, Johann Schneider-Ammann («let me start by saying, rigoler c'est bon pour la santé»), Daniel Borel, Patrick Aebischer. Tous ont pris longuement la parole, s'adressant à «Ernesto » et «Kirsty», sa femme.

Campus Biotech, le «futur éclatant» de Bertarelli

«Vous mes chers collègues du conseil stratégique de l'EFPL, vous seuls savez combien les Etats-Unis ont été, pour nos générations, une source incroyable d'inspiration pour aller de l'avant, transcendant la beauté de nos deux pays respectifs », a-t-il lancé à destination de Daniel Borel et d'André Kudelski, créateurs des deux piliers de la technologie de l'Arc lémanique.

vous seuls savez combien les Etats-Unis ont été, pour nos générations, une source incroyable d'inspiration

L'homme d'affaires devenu millliardaire a ensuite longuement défendu «la fusion de la science et du capital, une inspiration qui nous vient de nos frères d'Amérique». «En ces temps politiques confus, marqués par le retour du nationalisme et de l’isolationnisme, nous oublions, à notre péril, les leçons que Suisses et Américains ont apprises depuis longtemps: le progrès – en particulier scientifique ou médical – ne connaît pas de frontières», a-t-il lancé sous les verrières de ce qui est devenu, sous sa houlette, le Campus Biotech.

Ce dernier a également longuement salué Patrick Aebischer, ancien président de l'EPFL, «l'homme vers lequel je me suis tourné quand j'ai vendu ma société et que j'ai dû réinvestir». Répondant à l'amertume laissée par la fermeture de Merck-Serono à Genève, ce dernier assure être, avec devenu Campus Biotech,« non point l'orphelin de sa société (vendue) mais le propriétaire d'un futur éclatant fait d'investissements et d'emplois ».

L'Américain qui se cache en chaque Suisse

Décernée par la Chambre de commerce américano-suisse à ceux qui apportent une «contribution exceptionnelle» à la promotion des relations avec les Etats-Unis, la distinction a honoré par le passé Patrick Firmenich que Daniel Borel, Robert Lutz ou Thierry Lombard. Cette fois, ce sont les investissements près de Boston, le double vainqueur de la Coupe de l’America mais aussi l’appui de la Fondation Bertarelli à des travaux en neurosciences réunissant l’EPFL et la Harvard Medical School qui sont salués.

Rappelons-nous ce 8 mars 2003 et ses 40 000 Genevois allant au devant des héros de l’America’s Cup

«Ce prix reflète aussi ce que vous pourrez faire à l’avenir pour renforcer l’esprit de liberté, de confiance et d’amitié qui a toujours caractérisé la relation entre la Suisse et les Etats-Unis», a lancé le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann. «Rappelons-nous ce 8 mars 2003 et ses 40 000 Genevois allant au devant des héros de l’America’s Cup – ce jour-là les Suisses découvraient l’Américain qui se cachait en eux» a souri le ministre de l’Economie, en retraçant l’épopée Alinghi devant 300 invités triés sur le volet.

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