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ArmementLe bénéfice de Ruag plonge de près de 22%

Le groupe bernois de défense et d'aéronautique enregistre un bénéfice net en recul de 21,5% à 41 millions de francs.

Premier semestre difficile pour Ruag.
Premier semestre difficile pour Ruag.
archive/photo d'illustration, Keystone

Evoluant dans un contexte économique compliqué, Ruag affiche une rentabilité en repli après six mois en 2017. Malgré des ventes en hausse, le groupe bernois de défense et d'aéronautique a vu son bénéfice net chuter de plus de 21%.

Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) s'est lui aussi nettement contracté, plongeant de 18,6% au regard des six premiers mois de l'an dernier, à 54 millions de francs, annonce jeudi Ruag. Le groupe établi à Berne et propriété de la Confédération explique une partie du repli aux coûts liés à ses nouveaux sites de production à Decatur, dans l'Etat américain de l'Alabama, et à Eger, en Hongrie.

Ruag attribue aussi la chute de sa rentabilité à la baisse des ventes de munitions pour les tireurs sportifs aux Etats-Unis ainsi qu'aux charges liées aux trois acquisitions opérées sur la période sous revue. L'entreprise a ainsi acquis la société italienne Turfer di Turelli Luca & C., la Britannique Clearswift et la suédoise Gyttorp.

L'excédent brut d'exploitation (EBITDA) s'est tassé de manière à peine moins prononcée, soit de 17,6%, à 91 millions de francs. Le chiffre d'affaires s'est en revanche accru de 5,2% à 943 millions de francs.

L'entreprise a réalisé plus de la moitié de ses ventes avec des produits et applications civils, 42% des revenus provenant de l'activité de défense. Les deux pôles de recettes sont demeurés quasiment stables, le premier fléchissant de 1% et le second gagnant 1%.

Commandes en hausse

La part des ventes auprès du Département de la défense (DDPS) s'est de son côté réduite de 2%, passant à 29% du chiffre d'affaires global. Ruag a engrangé 64% de ses revenus à l'étranger, une proportion également stable.

Alors que la croissance organique s'est élevée à 41 millions de francs, le groupe de défense et d'aéronautique a aussi tiré profit des acquisitions, celles-ci permettant de compenser largement les effets négatifs liés aux désinvestissements et aux taux de change. Les commandes ont aussi évolué de manière favorable, s'étoffant de 1,4%, à 1,02 milliard.

A fin juin, le carnet de commandes se montait à 1,66 milliard de francs, un montant dépassant de 5,7% celui présenté un an auparavant. A la même date, l'entreprise comptait au total 9110 collaborateurs, 606 de plus ( 7,1%) qu'à l'issue des six premiers mois de 2016. Outre les acquisitions, l'accroissement de l'effectif reflète aussi l'accroissement des ventes et l'ouverture des nouvelles usines. Ruag ajoute encore avoir augmenté de 2,8% ses dépenses en matière de recherche et développement, à 82 millions de francs.

Dans son communiqué, Ruag s'inquiète de la situation «problématique» des exportations de biens d'équipements militaires au vu des dispositions de la Confédération visant cette activité. L'entreprise indique n'avoir ainsi pu livrer d'importants clients de longue date en Amérique du Sud, à l'image de la clientèle du Moyen-Orient.

Optimisation des coûts au menu

Evoquant la suite de l'exercice, Ruag se veut néanmoins optimiste. L'entreprise table sur une croissance de ventes sur l'ensemble de l'année, alors que la rentabilité devrait s'améliorer au regard de la performance affichée après six mois à la faveur des mesures visant à améliorer la productivité et optimiser les coûts.

ats

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