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Le bébé électrique de Solar Impulse prend son envol

Héritage de la technologie de Solar Impulse, H55 est le nouveau projet du Nyonnais André Borschberg.

L’avion d’acrobatie électrique effectue des tests depuis plusieurs mois. Grâce à sa gestion de l’énergie, H55 a fait voler l’appareil plus de 50 heures alors que sa batterie annonce une autonomie d’un peu plus d’une heure.
L’avion d’acrobatie électrique effectue des tests depuis plusieurs mois. Grâce à sa gestion de l’énergie, H55 a fait voler l’appareil plus de 50 heures alors que sa batterie annonce une autonomie d’un peu plus d’une heure.
JEAN-MARIE URLACHER

André Borschberg n’a pas perdu de temps. Moins de dix mois après avoir réalisé le premier tour du monde en avion solaire avec Bertrand Piccard, l’ancien pilote de Solar Impulse lance déjà un nouveau projet: H55.

Derrière l’abréviation se cache une société spécialisée dans la propulsion électrique, spin off de la technologie éprouvée sur les deux modèles Solar Impulse. «Il ne faut pas oublier que Solar Impulse est également un avion électrique», avait coutume de lancer le pilote nyonnais lorsque l’on n’associait l’avion qu’à son côté «solaire».

Son nouveau projet ambitionne de pousser encore plus loin le potentiel de la propulsion électrique dans le monde de l’aviation. «Solar Impulse a la meilleure expertise des avions électriques et je suis celui qui l’a piloté le plus. Je veux donc continuer à développer ces technologies que je connais, car elles vont révolutionner le monde», s’enthousiasme André Borschberg, qui pense déjà à demain. «A terme, l’électrique permettra des décollages verticaux, sans bruit, et qui sont totalement propres.»

La nouvelle entreprise d’André Borschberg n’a pas pour ambition de construire des avions, mais bien de se concentrer sur la gestion de l’énergie. Un domaine dans lequel l’entrepreneur est passé maître. «Le transport aérien électrique s’annonce comme une innovation radicale dans l’industrie aéronautique. Au début de l’aventure Solar Impulse, il y a quinze ans, la propulsion électrique était anecdotique. Aujourd’hui, c’est une voie de développement majeure pour les grandes organisations aéronautiques.»

Depuis quelques mois, les trois autres cofondateurs de H55 (Sébastien Demont, ancien de chez Solar Impulse, Dominique Steffen, ex-champion du monde de parapente, et Thomas Pfammatter, pilote d’hélicoptère et d’avion chevronné) testent un avion d’acrobatie électrique. Baptisé aEro 1, l’appareil de démonstration de H55 a déjà volé plus de 50 heures.

Présenté à Sion

H55 a été présenté, mercredi, à Sion, dans le cadre du projet Green Fly, qui vise à faire de l’aéroport de Sion un temple des énergies renouvelables. Le projet, ficelé par le partenariat entre H55 et la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), peut compter sur le départ de l’armée. Cette dernière a en effet libéré une place qui pourrait devenir un beau terrain de jeu pour les «cleantechs».

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