Passer au contenu principal

BanqueLa BCV affiche un bénéfice net en hausse de 6% en 2014

La Banque cantonale vaudoise (BCV) a augmenté de 6%, à 296 millions de francs l'an dernier. Les revenus du groupe sont constants par rapport à 2013, à 993 millions de francs.

ARCHIVES, Keystone

Le groupe BCV (Banque cantonale vaudoise) s'est «très bien développé» l'an dernier malgré des marchés dans la tourmente. Son bénéfice net a progressé de 6% à 296 millions de francs. Les prévisions pour 2015 sont «difficiles» après la décision de la BNS. L'impact devrait être négatif mais modéré, estime Pascal Kiener.

«Les choses vont bien, c'est le message principal», a déclaré jeudi devant la presse Pascal Kiener, CEO de la BCV. La hausse de 6% du bénéfice net est «très réjouissante», comme la possibilité de verser nouveau un total de 32 francs de dividende par action.

Niveau confortable

Le résultat brut affiche une progression moins marquée par rapport à l'exercice précédent, soit de 1% à 476 millions. Les revenus sont constants par rapport à 2013, à 993 millions de francs. Le niveau de fonds propres, à 3,3 milliards de francs, demeure lui «très confortable».

La croissance ( 3%) est «maîtrisée» dans les hypothèques, s'est félicité Pascal Kiener. Depuis 2011, la banque a contribué au ralentissement de ce marché qui menaçait de s'emballer. «Notre stratégie paie aujourd'hui».

La banque des PME

Les crédits pour les PME ont progressé de 5%. «Nous sommes la banque des PME», avec quelque 2000 clients, a affirmé Pascal Kiener, très satisfait de ce dynamisme.

Interrogé sur certaines demandes de l'industrie de la mécanique qui souhaite que les banques cantonales en fassent davantage vu la hausse du franc, Pascal Kiener a répondu que la BCV «fait déjà beaucoup et se montre proactive» envers les PME. Elle ne sera en revanche «pas là pour soutenir les canards boiteux» et fera très attention à d'éventuelles distorsions de concurrence.

Régularisations fiscales

La masse sous gestion a augmenté de 2,5 milliards à 86,4 milliards ( 3%), la très grande majorité étant le fait de la clientèle domestique. Pour le offshore, «la contraction était attendue et voulue». Le CEO a mentionné notamment la clientèle française qui se régularise vis-à-vis du fisc, des opérations qui ne sont pas «gratuites». Les sorties de fonds représentent environ un demi-milliard par semestre.

Pour 2015, Pascal Kiener s'est voulu très prudent, mais «dégradation économique en Suisse, il y aura» après l'abandon du taux plancher par la Banque nationale suisse (BNS). «Il est cependant trop tôt pour faire une estimation fiable». L'année devrait être positive dans l'ensemble, mais le dernier trimestre «peut-être négatif».

Revenus sous pression

Pour la BCV, «le volume des affaires devrait s'inscrire dans la continuité. Mais les revenus sont sous pression, avec des taux encore plus bas. L'impact négatif devrait être modéré sur les banques», a noté le CEO.

La BCV ne compte pas introduire actuellement de taux négatifs pour les particuliers. Avec les gros clients, «on doit faire très attention». La banque examine l'historique du client: s'il est question d'un certain montant, on laisse à zéro, au-delà on taxe de -0,75%, a expliqué le responsable.

Travail «dément»

Questionné sur le programme américain de régularisation fiscale, Pascal Kiener a qualifié de «dément» le travail demandé pour satisfaire les exigences. Une trentaine de personnes a dû être engagée à plein temps pendant 14 mois, sans parler des cabinets d'avocats suisses et américains et des sociétés d'audit.

Pour l'heure, la BCV n'a transmis aucune information puisqu'elle n'a pas reçu de demande formelle. Sur 200 collaborateurs concernés, 1% a fait recours en justice. «Nous sommes sereins et confiants» puisque la banque n'a jamais eu pour politique de démarcher des clients US sur sol américain. Mais serons-nous parfaits aux yeux du Département de la justice, s'est interrogé Pascal Kiener.

185 millions pour le canton

Le conseil d'administration proposera à la prochaine assemblée générale le versement d'un dividende total de 32 francs, soit 275 millions à ses actionnaires. Le canton de Vaud recevra 185 millions comme dividendes, alors que 60 millions iront aux impôts cantonaux et communaux.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.