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Airbnb finit par se plier aux taxes de séjour locales

A Fribourg, la plateforme collectera automatiquement de 2 à 3 francs la nuitée. Une première en Suisse romande

Les hôteliers traditionnels se plaignent depuis des années de la concurrence jugée déloyale du site californien.
Les hôteliers traditionnels se plaignent depuis des années de la concurrence jugée déloyale du site californien.
Keystone

Début 2018, à Fribourg, les jeux semblent faits. À partir du mois d’avril de la même année, le Canton se présente comme le deuxième de Suisse (après Zoug) à avoir conclu avec la plateforme de location de logements entre particuliers Airbnb un accord lui assurant la perception d’une taxe de séjour.

Mais l’enthousiasme du moment est victime de certaines réalités techniques dont la complexité a été sous-évaluée. «Au vu de la multitude des tarifs existants en ce qui concerne les taxes de séjour (ndlr: les 133 communes sont libres d’appliquer leurs propres tarifs), il a fallu élaborer un modèle permettant à Airbnb de collecter le montant adéquat suivant la région concernée», explique Pierre-Alain Morard, directeur de l’Union fribourgeoise du tourisme (UFT).

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