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JaponL'action Mitsubishi Motors s'envole de plus de 10%

La presse nippone affirme que Carlos Ghosn pourrait devenir le PDG du groupe après l'entrée de Nissan au capital.

Carlos Ghosn, actuel directeur général de Nissan et Renault, pourrait reprendre les rênes de Mitsubishi Motors.
Carlos Ghosn, actuel directeur général de Nissan et Renault, pourrait reprendre les rênes de Mitsubishi Motors.
Keystone

L'action du constructeur d'automobiles Mitsubishi Motors s'envolait de plus de 10% mercredi en deuxième partie de séance à la Bourse de Tokyo. Le journal Nikkei affirme que l'actuel directeur général de Nissan et Renault, Carlos Ghosn, allait aussi devenir celui de Mitsubishi Motors.

Le titre a atteint 536 yens ( 10,74%) dans les minutes suivant la publication d'un article sur le site internet du quotidien Nikkei, disant que la direction de Mitsubishi Motors souhaitait que M. Ghosn prenne la restructuration en main après l'entrée de Nissan au capital du groupe à hauteur de 34% dans le courant du mois.

Cette nomination devrait être approuvée en décembre par les actionnaires et administrateurs de Mitsubishi Motors, précise le journal. Contactée par l'AFP, une porte-parole de Mitsubishi Motors n'a pas souhaité commenter dans l'immédiat ces informations.

Nissan à la rescousse

Le groupe est en pleine phase de convalescence après un scandale de maquillages de données sur ses véhicules, une vilaine affaire qui aurait pu mettre en péril l'entreprise si Nissan (qui lui achète des mini-véhicules pour les revendre sous sa marque) n'avait pas volé à sa rescousse.

En prenant un tiers de l'entreprise en vertu d'un accord annoncé en mai, Nissan entend conduire une restructuration bénéfique pour les deux, Mitsubishi Motors disposant de technologies qui peuvent être utiles à Nissan et les méthodes appliquées chez ce dernier sont censées se montrer efficaces aussi chez Mitsubishi Motors.

Ce constructeur avait, le 20 avril, admis des manipulations de données sur quatre modèles de mini-voitures, dont deux construits pour Nissan. Mitsubishi Motors a ensuite avoué avoir utilisé des tests non homologués au Japon depuis 25 ans sur plusieurs autres véhicules, d'où cette enquête du gouvernement.

Du fait de cette délicate épreuve, le constructeur japonais devrait accuser au cours de l'exercice 2016-2017 sa première perte financière en huit ans.

(ats)

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