«Pour les start-up romandes, la concurrence est mondiale»

EntreprisesCe mercredi soir, Venturelab dévoilera son classement des 100 start-up les plus prometteuses de Suisse. Rencontre avec son directeur à cette occasion.

Jordi Montserrat, directeur de Venturelab.

Jordi Montserrat, directeur de Venturelab. Image: Yvain Genevay

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Ce mercredi soir, au Beau-Rivage de Lausanne, Venturelab dévoilera son classement des 100 start-up les plus prometteuses de Suisse. Jordi Montserrat, directeur de cette initiative née sur impulsion de la CTI (promotion pour l'innovation), des universités et des hautes écoles suisses, livre son regard sur cet écosystème.

Depuis plusieurs années, un fossé est apparu entre les cantons de Vaud et de Genève en termes de dynamisme des start-up…

Je trouve qu’il est trop facile de limiter notre regard à ce qui se passe juste en face de chez nous, car la concurrence pour nos start-up est mondiale. Elle se situe à Boston, à la Silicon Valley, mais émerge aussi à Shanghai et dans d’autres villes aux quatre coins du monde.

Certes, mais sur un plan plus local, êtes-vous d’accord que l’engouement autour des start-up n’est aujourd’hui pas le même entre Lausanne et Genève?

Il est indéniable que l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), mais aussi l’école d’ingénieurs d’Yverdon ont contribué à l’essor de plusieurs start-up vaudoises et à cette très forte dynamique que connaît actuellement le canton dans ce domaine. Genève n’en possède pas moins son lot de jolies jeunes pousses, dans les Medtech ou les biotech notamment.

Pourtant on en parle moins. Pour quelles raisons?

Je pense qu’il est dû à un effet de masse critique provoqué par la concentration de start-up sur le campus de l’EPFL, et au fait que certaines d’entre elles ont attiré un visibilité internationale. Avec Innovaud, les autorités vaudoises contribuent également à leur succès et au développement de tout un écosystème propice à les rendre visibles aux yeux des investisseurs et du public. S’il serait faux de dire que les Genevois ne soutiennent pas leurs start-up, il est fort probable que des structure tel qu’Innovaud ou l’EPFL permettent de gagner en visibilité.

Les PME et les multinationales se plaignent de la dégradation en cours des conditions-cadres. Cette tendance touche-t-elle les start-up?

La cherté du franc, les freins probables à l’embauche (en lien aux votations du 9 février 2014) ou encore les incertitudes fiscales, nos start-up sont confrontées aux mêmes problèmes que les entreprises classiques. Avec une ampleur plus importante encore puisqu’elles sont fragiles à leur début et doivent convaincre des investisseurs.

(TDG)

Créé: 16.09.2015, 16h37

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