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Canton de VaudDes employés de Nissan à Rolle protestent

Une trentaine de syndicalistes et d'employés du groupe automobile se sont rassemblés mardi devant l'entreprise.

Nissan à Rolle délocalise 92 des quelque 220 postes. Une trentaine d'employés et syndicalistes se sont rassemblés devant l'entreprise ce mardi 18 octobre.
Nissan à Rolle délocalise 92 des quelque 220 postes. Une trentaine d'employés et syndicalistes se sont rassemblés devant l'entreprise ce mardi 18 octobre.
Keystone

Nissan International avait annoncé début septembre son intention de délocaliser 92 des quelque 220 postes de son siège européen de Rolle.

Les employés et syndicalistes ont réclamé la mise en place d'une vraie consultation, après l'annonce de la délocalisation de 92 emplois. Le dialogue reste ouvert, assure Nissan.

«Nissan porte bien son nom. Ni droits pour les collaborateurs, sans syndicats, donc Nissan», a déclaré Komla Kpogli, secrétaire syndical chez Unia.

Pour des raisons de synergie, les employés sont «invités» à aller travailler près de Paris, au centre opérationnel de Montigny le Bretonneux (F).

Selon le syndicat, entre 30 et 40% des employés concernés sont disposés à partir. Les autres seraient licenciés. Des chiffres que Nissan ne confirme pas. «Il est prématuré d'évoquer un nombre de salariés qui pourraient être licenciés dans la mesure où nous n'avons pas encore formulé les offres de mobilité vers la France», a expliqué à l'ats Sara Jenkins, porte-parole du groupe automobile.

Consultation alibi

Une procédure de consultation s'est ouverte, mais Unia, qui a obtenu un mandat collectif de représentation, estime que les droits du personnel sont «bafoués». «C'est une consultation de façade, un alibi», explique M. Kpogli. Il reproche à Nissan d'avoir fourni tardivement des documents essentiels, empêchant les employés de travailler de manière constructive. «Ils n'ont eu que neuf jours pour réfléchir.»

Les employés et le syndicat réclament la prolongation de la procédure de consultation et la garantie qu'un plan social pourra être négocié. Ils attendent une réponse d'ici mercredi. En cas de refus, ils envisageront «d'autres mesures pour aller plus loin». «Mais rien n'a encore été décidé», a précisé M. Kpogli.

Totale transparence

Nissan se dit ouverte au dialogue. L'entreprise assure avoir travaillé «en totale transparence» et «écouté les nombreuses suggestions reçues durant la période de consultation». «Nous restons en contact direct avec nos employés» auxquels nous «avons proposé un package de relocalisation compétitif», note Mme Jenkins, dans une prise de position écrite.

Un plan de reclassement professionnel est prévu pour ceux qui ne rejoindront pas Paris, mais l'entreprise n'entend pas négocier un plan social, au sens du droit suisse. «Notre priorité est de conclure les discussions avec nos employés puis de remettre à chacun une offre de mobilité vers la France», a ajouté la porte-parole.

ats

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