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La durabilité, une branche encore mise à l'écart

Alors que le réchauffement climatique ne fait plus de doute, le développement durable mériterait plus de place dans les cursus économiques. Tour d'horizon des formations romandes.

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N'EN DÉPLAISE à Donald Trump et aux autres climatosceptiques, le développement durable occupe une place de plus en plus importante au sein des hautes écoles et universités. «Il y a une vingtaine d'années, les cours dans ce domaine, en particulier dans les écoles de gestion, étaient relativement rares, explique Andréa Baranzini, responsable de la formation continue au sein de la Haute Ecole de gestion (HEG) de Genève. Maintenant, on pense que pour une bonne gestion des organisations, il faut maîtriser ces aspects-là.» D'autant plus que la population se sensibilise à la question environnementale. «Il y a une pression sociale sur les entreprises de toutes tailles», note Rafaël Matos-Wasem. Ce professeur à la Haute Ecole de gestion (HEG) de Sierre fait partie des précurseurs en matière de développement durable. Les étudiants qui suivent le cours d'éthique et développement durable se retrouvent vite étonnés. «Ils me disent qu'on leur assène des théories sur l'importance du profit, et que je leur apprends autre chose en allant à contre-courant», lance l'enseignant.

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