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EDF sort du capital d'Alpiq qui songe à se décoter

EOS et Primeo Energie, déjà au capital d'Alpiq, vont procéder au rachat des actions du groupe français sur une base de 70 francs par action.

Electricité de France (EDF) retire ses billes d'Alpiq.
Electricité de France (EDF) retire ses billes d'Alpiq.
Keystone

Electricité de France (EDF) va sortir du capital d'Alpiq dont le géant français détenait 25,04%. A terme, l'énergéticien suisse prévoit de se retirer de la Bourse, sans que les actionnaires actuels n'aient livré plus de détails, lors d'une présentation devant les médias vendredi.

EOS et Primeo Energie, déjà au capital d'Alpiq, vont procéder au rachat des actions du groupe français sur une base de 70 francs par action, soit un montant total de 489 millions de francs.

Cette cession «s'inscrit dans le processus régulier de revue d'actifs d'EDF et pourrait intervenir d'ici la fin du premier semestre», a indiqué, vendredi à AWP, le groupe français.

Le financement de l'opération est assuré par CSF Infrastructures énergétiques Suisse(CSF), géré par Credit Suisse Energy Infrastructure Partners, qui accordera à cet effet des prêts remboursables obligatoirement en actions Alpiq. La réalisation de la transaction reste soumise à l'autorisation de l'autorité allemande de la concurrence, apprend-on dans un communiqué.

Les représentants de l'actionnariat de l'énergéticien valdo-soleurois n'ont pas plus élaboré, lors de la conférence de presse, au sujet du rachat des actions d'Alpiq encore en mains du public (12,1% du total des actions). Dominik Bollier, associé gérant de Credit Suisse Energy Infrastructure Partners, a seulement indiqué que «tous les actionnaires seront traités sur le même pied d'égalité».

A ce stade, les actionnaires majoritaires d'Alpiq n'ont pas précisé s'ils avaient l'intention de se porter acquéreurs des parts détenues par le public. «Les négociations sont en cours», a déclaré M. Bollier.

Fin du cumul de mandats

Déjà président du conseil d'administration d'Alpiq, Jens Alder a repris la direction opérationnelle de l'entreprise en décembre 2018. Les changements au sein de l'actionnariat pourraient mettre un terme à ce cumul des fonctions, a-t-il indiqué. M. Alder a rappelé que les incertitudes au sujet de la participation d'EDF dans le capital d'Alpiq avaient dissuadé les éventuels candidats à la direction générale.

Par ailleurs, M. Alder s'est félicité du départ des représentants de l'énergéticien français siégeant au conseil d'administration, afin d'ouvrir l'accès à des profils plus financiers, issus de CSF Infrastructures énergétiques Suisse.

A la Bourse, l'action Alpiq a terminé en hausse de 7,4% à 70,00 francs, dans un SPI en hausse également, mais de 0,26%.

(ats)

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