Les dirigeants des banques renflouées tombent un à un

Etats-Unis En octobre 2008, neuf grandes banques américaines ont été remises à flot. Depuis, sept de ces établissements ont précipité la démission de leur dirigeant. Dernier départ en date: le CEO de Citigroup.

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Le 13 octobre 2008, la crise financière bat son plein. Washington convoque les dirigeants de neuf des plus grands établissements financiers. Le secrétaire au Trésor américain, à l’époque Hank Paulson, et le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke accueillent les CEO de Merrill Lynch, Bank of America, Goldman Sachs ou encore Morgan Stanley.

Dans le cadre du programme d’aide de 700 milliards de dollars destiné au secteur financier, le gouvernement s’apprête à renflouer ces banques d’une centaine de milliards de dollars.

Depuis cette réunion de haute importance, les neuf CEO sont tombés un à un (voir galerie ci-dessus). Dernier en date, Vikram Pandit a brusquement quitté la tête de Citigroup mardi.

Aujourd’hui, des dirigeants qui étaient présents ce 13 octobre 2008, il n’en reste plus que deux: Lloyd Blankfein de Goldman Sachs et Jamie Dimon de JPMorgan Chase.

70% du système financier américain

«Certaines de ces banques étaient en bien meilleure forme que les autres, rappelle une analyste citée par CNN. Ces départs sont fortement liés à la situation des dirigeants au sein de leur établissement à ce moment-là de la crise.»

Sheila Bair, présidente jusqu’en 2011 du Federal Deposit Insurance Corp (FDIC), une agence fédérale qui garantit les dépôts bancaires, souligne dans son livre «Bull by the Horns» que ces neuf hommes «représentaient quelque 9000 milliards de dollars, soit 70% du système financier américain.»

Octobre 2008 a marqué le début de la plus vaste intervention du gouvernement américain, depuis la Grande Dépression, pour sauver le système financier. Les 700 milliards approuvés par le Congrès, dans le cadre du Troubled Asset Relief Program (TARP), a aussi sauvé l’assureur AIG, les organismes de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, ainsi que les géants de l’automobile General Motors et Chrysler. (nxp)

Créé: 19.10.2012, 10h19

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