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ConjonctureLa dette des entreprises inquiète l'OCDE

L'organisation internationale économique confirme la poursuite en 2018 de l'embellie économique, mais est préoccupée par les risques d'endettement élevé.

Catherine Mann, la cheffe économiste de l'OCDE.
Catherine Mann, la cheffe économiste de l'OCDE.
AFP

«Si le crédit est nécessaire pour soutenir l'activité économique et l'innovation, il peut augmenter les risques, réduire la croissance et accroître les inégalités», a affirmé la cheffe économiste de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Catherine Mann, lors de la présentation mardi des perspectives de croissance de son institution.

«La dette privée demeure élevée», a-t-elle signalé, pointant notamment les entreprises dites «zombies». Celles-ci parviennent à se financer sur les marchés grâce à des taux actuellement très bas, mais risquent de se retrouver en difficulté lorsqu'ils remonteront.

Ces inquiétudes surgissent à un moment où la croissance mondiale, soutenue par ses trois principaux moteurs (les Etats-Unis, la zone euro et la Chine), devrait poursuivre sur sa lancée en 2018, avec une prévision de croissance à 3,7% après 3,6% cette année, souligne l'OCDE.

Légère progression

Cette dernière table, pour la Suisse, sur une croissance de 0,8% cette année, avant de grimper à 1,7% l'an prochain et à 1,8% en 2019. Le taux de chômage devrait, lui, atteindre 4,8% en 2017, puis 4,5% et 4,4% en 2018 et 2019.

Pour les Etats-Unis, l'OCDE a légèrement relevé ses prévisions cette année à 2,2% ( 0,1 point par rapport aux prévisions de septembre) et prévoit un renforcement de la croissance à 2,5% en 2018 ( 0,1). La zone euro devrait faire légèrement mieux cette année que la première économie mondiale à 2,3% ( 0,2), avant de légèrement reculer à 2,2% ( 0,2) l'an prochain.

L'économie européenne est soutenue, comme toujours, par l'Allemagne qui devrait atteindre une croissance de 2,5% cette année ( 0,3), même si un léger tassement est attendu en 2018 à 2,3% ( 0,2). Pour la France, l'OCDE relève légèrement ses prévisions pour les situer à 1,8% cette année ( 0,1) et en 2018 ( 0,2%).

Repli en Grande-Bretagne

En revanche, après le vote sur le Brexit, l'organisation internationale réduit légèrement ses prévisions pour la Grande Bretagne à 1,5% cette année (-0,1%), mais les relève à 1,2% ( 0,2) en 2018.

L'OCDE a revu à la baisse ses prévisions pour le Japon pour cette année à 1,5% (-0,1%) et maintenu sans changement celles pour l'année prochaine à 1,2%.

Parmi les pays émergents, la Chine devrait croître à un rythme de 6,8% cette année et l'an prochain, sans changement par rapport aux prévisions de septembre. Le Brésil devrait atteindre 0,7% cette année ( 0,1) et confirmer la reprise en 2018 avec une croissance de 1,9% ( 0,3).

Pour l'Inde, la prévision reste sans changement cette année à 6,7% cette année, mais l'OCDE la révise légèrement à la baisse pour l'an prochain à 7% (-0,2%). Quant à la Russie, son économie devrait croître à un rythme de 1,9% cette année (-0,1) et en 2018 (-0,2%).

(ats)

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