Décimé par un crash, un syndicat patronal vaudois se reconstruit

DrameAprès l’accident d’hélicoptère, la Fédération vaudoise des entrepreneurs a reconstitué une équipe dirigeante

Rescapés du crash. Cédric Frossard (béquilles, à g.) et Georges Zünd (béquilles) font leur retour à la FVE, en présence du conseiller d'Etat Philippe Leuba.

Rescapés du crash. Cédric Frossard (béquilles, à g.) et Georges Zünd (béquilles) font leur retour à la FVE, en présence du conseiller d'Etat Philippe Leuba. Image: ARC - Jean-Bernard Sieber

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La 111e assemblée générale ordinaire de la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE) n’était, justement, pas si ordinaire que cela. L’assemblée qui s’est tenue hier à Beaulieu était la première depuis le crash d’un hélicoptère près de Montbéliard (F) dans lequel ont péri quatre membres de la FVE, dont le président Jean-Pierre Rosselet, le 2 octobre dernier.

A l’entrée de la salle, les deux rescapés de l’accident, le directeur général, Georges Zünd, et le vice-président, Cédric Frossard, encore avec des béquilles, ont été salués par les membres. «Tout le monde a un mot pour nous, c’est beaucoup d’émotion, a indiqué Georges Zünd. Les fractures, c’est mécanique, cela demande de la patience, mais le fait de revenir est un succès en soi.» Le directeur général ne souhaitait pas trop revenir sur les événements passés: «Aujourd’hui, c’est une lourde page qui se tourne. On recommence, avec une nouvelle équipe.»

La nomination d’un nouveau président était, par la force des choses, à l’ordre du jour de cette assemblée générale. Le poste revient à Jean-Marc Demierre, 51 ans. Il succède à Yves Nicolier, qui a assuré l’intérim depuis le drame. A la tribune, le nouveau président a salué feu son prédécesseur avant de lancer: «Toutefois, il faut bien continuer le travail.»

Dans la foulée, les autres sièges laissés vacants à tête de l’organisation ont été repourvus. «Cinq mois après l’accident qui nous a touchés, une nouvelle équipe dirigeante est constituée», a relevé Yves Nicolier. «Maintenant que nous sommes au complet, on va pouvoir recréer la cohésion que nous avions avec les anciens membres, a noté Georges Zünd. Mais cela prendra un peu de temps.»

«La FVE a su faire face»

«Malgré le drame, la fédération a su faire face», a estimé le conseiller d’Etat Philippe Leuba. Il a aussi rappelé que l’invitation qui lui a valu d’être présent à cette assemblée générale avait été rédigée par la secrétaire de direction Anne-Marie Bauer et cosignée par Jean-Pierre Rosselet, tous deux décédés dans le crash.

L’accident du 2 octobre a également été fatal à Christian Michoud, vice-président, et Bernard Steck, membre du Comité directeur. Avec Jean-Pierre Rosselet, ils ont été faits membres d’honneur de la FVE, à titre posthume. Quant à la secrétaire de direction, peintre à ses heures, ses œuvres ont été choisies pour illustrer le rapport de la fédération.

Créé: 13.03.2015, 13h51

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Le one-man-show d’Adolf Ogi

«Jean-Pierre Rosselet avait lu son livre et voulait l’inviter», glisse Georges Zünd. Le souhait est réalisé à titre posthume. Hier, l’ancien conseiller fédéral Adolf Ogi est venu faire son show à l’assemblée générale de la FVE. Très en forme, le Bernois a donné une conférence intitulée «De Kandersteg à l’ONU», pratiquant l’autoparodie à grand coup de «fooormidable».

Durant une heure, il a déroulé la vie de «Dölfi». L’école à Kandersteg, où son instituteur lui expliquait les décisions du Conseil fédéral chaque jeudi. Son passage dans l’industrie textile à Liverpool, qui lui a permis de découvrir les Beatles. Ses années à la Fédération suisse de ski, où il a appris à diriger face au jeune Bernhard Russi, récalcitrant à l’autorité. Le Conseil fédéral pour lequel la NZZ disait qu’il n’était pas assez intelligent. «Mon père m’a dit que le plus important était d’être sage, c’est-à-dire prendre des décisions avec des valeurs éthiques.»

L’homme qui a présidé l’UDC dans les années 1980 a également insisté sur l’importance de garder une ouverture sur l’Europe. «C’est 60% de nos relations commerciales, mais maintenant on a même plus le droit de parler d’adhésion.»

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