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«Coup de massue pour l’aviation civile »

Le PDG de l’Association du transport aérien international confirme que la détresse de sa branche avait commencé avant les groundings européens.

Alexandre de Juniac, directeur général de la IATA (Association du transport aérien international).
Alexandre de Juniac, directeur général de la IATA (Association du transport aérien international).
Keystone

«Les compagnies aériennes ont reçu un coup de massue en février, sous la forme. du coronavirus. Les frontières ont été fermées dans un effort de stopper la propagation du virus. Et l’impact sur l’aviation est tel que les compagnies ne peuvent pas faire grand-chose, sauf réduire les coûts et prendre des mesures pour survivre», a déclaré ce vendredi le président du directoire de l’Association du transport aérien international (IATA), Alexandre de Juniac (PDG d'Air France KLM de 2013 à 2016), en présentant les statistiques passagers du mois dernier.

«La pire crise de l’histoire de l’aviation», selon Alexandre de Juniac, cité dans la revue spécialisée "Air Journal", avait donc commencé près d’un mois avant la paralysie quasi générale des flottes d’easyJet, Swiss, Lufthansa ou Air France/KLM, quelques-uns des principaux clients des aéroports suisses. En fait, la demande mondiale de transport aérien avait déjà reculé de 14,1 % en février et de plus de 10% pour les seuls vols internationaux.

En Suisse, conscience de l'urgence

«Sans action des gouvernements aujourd’hui, le transport aérien ne pourra plus être aidé demain, lorsque les cieux se présenteront sous un jour meilleur», prévient le PDG de l’IATA, cité par l’agence d’information financière américaine, Bloomberg. En Suisse, les autorités semblent avoir déjà pris conscience de l'urgence.

«Une équipe spéciale de l’administration fédérale étudie, en ce moment, les mesures qu’il est possible de prendre afin de maintenir des relations aériennes internationales avec notre pays. Ces travaux sont conduits en étroite coopération avec les cantons dotés d’aéroports», nous confiait le 30 mars Philipp Rohr, porte-parole de l’Administration fédérale des finances.

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