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Le coronavirus ne freine pas les exportations

La Chine, centre du coronavirus, figure toujours en très bonne place pour les exportations horlogères avec une croissance des ventes en janvier.

La Chine et Hong Kong représentent toujours des marchés clés pour l'horlogerie suisse.
La Chine et Hong Kong représentent toujours des marchés clés pour l'horlogerie suisse.
Keystone

Les exportations horlogères suisses se sont inscrites en hausse de 9,4% sur un an à 1,79 milliard de francs en janvier, l'épidémie du coronavirus n'ayant pas «encore» affecté les envois, en particulier vers la Chine, pays le plus touché par la pneumonie virale. L'évolution négative des volumes expédiés s'est cependant poursuivie.

«La plupart des marchés ont gardé un rythme soutenu durant le premier mois de l'année», a souligné jeudi la Fédération de l'industrie horlogère (FH) dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont affiché la meilleure performance avec une progression de 15,2% à 205,9 millions de francs tandis que la Chine, centre du coronavirus, s'est placée en 3e place, avec une hausse de 6,9%.

Hong Kong, en deuxième position, a continué sur la tendance négative de l'année précédente, avec un repli de 25%. L'ex-colonie britannique est affectée par les manifestations pro-démocratie depuis juin 2019.

Les exportations horlogères vers les autres marchés asiatiques importants ont augmenté en comparaison annuelle: le Japon a pris 14,9%, Singapour 23,1% et la Corée du Sud a bondi de 41,1%.

Le Royaume-Uni (-13,9%), premier débouché européen, a subi un effet de base défavorable et s'est aussi inscrit en nette baisse, relève la FH.

Au niveau des catégories de prix, les garde-temps de plus de 500 francs (prix export), ont connu une forte hausse en janvier, aussi bien en valeur qu'en nombre de pièces. Au-dessous de cette barre, la tendance est restée négative, particulièrement pour les garde-temps de moins de 200 francs.

Contrairement au chiffre d'affaires, les volumes globaux des garde-temps expédiés ont continué à s'inscrire en repli (-4,8%) malgré un effet de base nettement favorable.

Les horlogers en rémission

Les chiffres de janvier sont nettement supérieurs aux anticipations de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) mais l'analyste Patrik Schwendimann avertit que l'effet de la pneumonie virale sera visible à partir du mois de février, voire mars.

«Le virus a un impact beaucoup plus important qu'anticipé comme le montrent les rues et magasins vides, pas seulement dans les principales régions touchées mais également dans les grandes villes», relève le spécialiste dans un commentaire boursier.

A l'image des autres entreprises actives en Chine, les horlogers helvétiques ont dû fermer bon nombre de leurs boutiques dans l'Empire du Milieu depuis le début du mois de février.

En outre, l'incertitude liée à ce virus se propage également dans le reste de l'Asie et à court terme, une chute des exportations à deux chiffres est envisageable, poursuit-il.

Selon les estimations de la ZKB, la «grande» Chine contribue à environ 34% du chiffre d'affaires de Swatch Group et l'Asie à quelque 51% contre 43,5% pour l'ensemble de l'industrie des montres suisses.

Credit Suisse pour sa part met en exergue que le niveau des stocks de montres a augmenté chez les détaillants ces derniers mois et qu'un risque de déstockage au premier semestre ne peut pas être écarté. Les détaillants en Asie risquent de réduire leurs commandes notamment au 2e trimestre, soutient l'analyste Guillaume Gauvillé.

A 12h17, la porteur Swatch grapillait 0,12% à 248,3 francs et Richemont cédait 0,3% dans un marché SMI en baisse de 0,3%.

(ats)

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