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FranceConforama: «Il n'y aura pas de fermeture en Suisse»

Le distributeur de meubles est mis en vente par son actionnaire Steinhoff. Quelque 2000 emplois seraient menacés en France. La Suisse ne sera pas touchée, assure son directeur.

2000 emplois sont menacés chez Conforama.
2000 emplois sont menacés chez Conforama.
AFP

C’est l’inquiétude chez les salariés français de Conforama. En effet, selon BFM Business, l’actionnaire sud-africain Steinhoff, propriétaire de l'enseigne, préparerait la vente du célèbre distributeur de meubles. La cession, donnée en gestion à la banque Rothschild, devrait même aboutir d’ici cet été. Elle pourrait conduire à la suppression d'au moins 2000 emplois, dont la majeure partie dans l’Hexagone.

Sous pression de ses créanciers

Selon BFM Business, les activités françaises de Conforama, qui pèsent pour deux tiers dans les résultats de la marque, ont perdu plus de 100 millions d’euros l’an passé. Le distributeur souffrirait face à Ikea et au commerce en ligne. En outre, Steinhoff est sous la pression de ses créanciers après la découverte de plusieurs milliards d’euros d'irrégularités sur plusieurs années. Ses filiales américaine et britannique ont déjà subi de lourdes restructurations.

Conforama Suisse confiant

Côté suisse, où Conforama exploite 22 filiales et emploie 1100 collaborateurs, la nouvelle a déstabilisé le personnel. La direction a dû rassurer tout le monde mercredi. Car le directeur général Patrice Dupasquier n'est pas inquiet. «Oui j'ai été informé de la situation en France. Ce qu'il se passe avec Steinhoff mijotait depuis un moment», confirme-t-il. Mais il l'affirme avec force: «Il n'y aura pas de fermeture en Suisse. Au contraire, on a même ouvert récemment trois magasins, dont un à Viège (VS)», rappelle-t-il.

Selon le directeur, Conforama, dont le siège est à Ecublens (VD), est en bonne santé et «beaucoup pourraient envier sa situation». L'enseigne est même en train de recruter du personnel, rappelle-t-il. De gros investissements ont en outre été consentis pour la refonte du site web. Par ailleurs, Patrice Dupasquier affirme ne pas souffrir, comme en France, des ventes en ligne ou de la concurrence d'Ikea. «Nous sommes présents en Suisse depuis 1976, nous avons donc eu le temps de nous y habituer».

Mais que va-t-il se passer si Steinhoff arrive à vendre l'enseigne comme le groupe sud-africain le souhaite? «C'est un secret de polichinelle, nous serons un jour ou l'autre vendus», reconnaît Patrice Dupasquier. Mais selon lui, Conforama Suisse n'a rien à craindre car ses filiales se portent très bien et seront sans doute reprises telles quelles par le futur acquéreur.

Du côté des syndicats, Unia Vaud affirme pour sa part ne pas avoir eu vent de rumeurs de licenciements ou de fermeture de magasins.

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