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Royaume-UniLe cigarettier BAT veut supprimer 2300 emplois

Le groupe britannique est confronté à la baisse des volumes vendus de cigarettes traditionnelles et à l'essor des cigarettes électroniques.

Après Japan Tobacco, c'est au tour British American Tobacco de réduire la voilure.
Après Japan Tobacco, c'est au tour British American Tobacco de réduire la voilure.
Keystone

Le fabricant britannique de cigarettes British American Tobacco (BAT) a annoncé jeudi la suppression de 2300 emplois dans le monde afin de s'adapter au changement d'habitudes de consommation et à l'essor des cigarettes électroniques.

Le groupe, l'un des poids lourds mondiaux d'un secteur confronté à la baisse des volumes vendus de cigarettes traditionnelles, a annoncé dans un communiqué que ce plan de restructuration sera achevé d'ici janvier 2020.

Les suppressions d'emplois prévues représentent moins de 5% des effectifs totaux du groupe qui compte quelque 55'000 salariés dans le monde.

BAT, connu pour ses marques Lucky Strike, Dunhill, Kent et Rothmans, précise qu'il entend simplifier son organisation et compter moins de niveaux hiérarchiques. Les réductions d'effectifs porteront ainsi sur environ 20% des postes à responsabilité.

Le groupe dit vouloir mieux accompagner les nouveaux modes de consommation, au moment où les populations des pays développés ont tendance à réduire leur consommation de cigarettes, et faire des économies pour investir davantage dans les nouveaux produits du type cigarettes électroniques.

Cette restructuration est la première mesure d'ampleur prise par le nouveau directeur général Jack Bowles, en poste depuis avril dernier.

Objectif de 5 milliards de recettes

«Mon objectif est de changer les choses pour faire croître la catégorie des nouveaux produits et de simplifier significativement notre manière de travailler tout en assurant un retour sur investissement de long terme pour nos actionnaires», explique le patron de BAT dans le communiqué.

Il ajoute que ce plan devrait permettre au groupe d'atteindre plus facilement son objectif d'un chiffre d'affaires de 5 milliards de livres (6,1 milliards de francs) d'ici 2023-2024 dans les nouveaux produits.

Le plan de suppressions d'emplois intervient en outre alors que, fin août, deux des plus grands cigarettiers mondiaux, Philip Morris International et Altria, ont annoncé des pourparlers pour refusionner face à l'inexorable chute des ventes de cigarettes, dix ans après leur séparation.

BAT, sous l'ère de Nicando Durante, prédécesseur de M. Bowles, avait quant à lui notablement accru sa présence aux Etats-Unis via l'acquisition de Reynolds American, bouclée à l'été 2017 pour près de 50 milliards de dollars (presque autant en francs).

Cette acquisition géante des 57,8% du capital de Reynolds qu'il ne possédait pas encore a permis non seulement à BAT de prendre sous son égide les marques Camel et Newport, mais aussi de devenir un acteur majeur de la cigarette électronique.

Coïncidence des annonces, le communiqué de BAT est publié quelques heures après la décision du gouvernement de Donald Trump d'interdire à la vente les cigarettes électroniques aromatisées dans les prochains mois, pour contrecarrer leur succès croissant dans les collèges et lycées américains.

ats

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