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Les caisses de pension dénoncent la politique monétaire de la BNS

Un ex-chef économiste de la Banque nationale suisse déplore aussi les effets pervers des taux d’intérêt négatifs.

La BNS et son président Thomas Jordan n’ont de cesse de rappeler l’utilité des taux d’intérêt négatifs pour «réduire la pression sur le franc».
La BNS et son président Thomas Jordan n’ont de cesse de rappeler l’utilité des taux d’intérêt négatifs pour «réduire la pression sur le franc».
Anthony Anex

La Banque nationale suisse (BNS) a instauré le 18 décembre 2014 un taux d’intérêt négatif sur les comptes de virement qu’elle héberge: moins 0,25%. Un mois plus tard, elle a triplé la dose: moins 0,75%. Ce régime, à vocation théoriquement transitoire, persiste aujourd’hui. Mais le front de l’hostilité tend à se durcir. Il est notamment constitué de caisses de pension, de caisses maladie, de banques, de représentants du Parti socialiste et de l’UDC. Des anciens de la BNS se montrent eux-mêmes très critiques. «Les caisses de pension sont les principales victimes des taux d’intérêt négatifs», déplore Jean-Pierre Béguelin, ex-chef économiste de l’autorité monétaire.

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