La BNS veut maintenir sa politique monétaire

SuisseAfin de continuer à lutter contre la «surévaluation du franc», la Banque nationale suisse n'entend rien changer à sa politique monétaire actuelle.

«L'évolution des dernières semaines a permis de réduire la surévaluation du franc», a constaté Thomas Jordan. (Vendredi 1 septembre 2017)

«L'évolution des dernières semaines a permis de réduire la surévaluation du franc», a constaté Thomas Jordan. (Vendredi 1 septembre 2017) Image: Archives/Keystone

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La Banque nationale suisse (BNS) compte maintenir sa politique monétaire. «Une sortie de la politique monétaire expansionniste n'est pas à l'ordre du jour actuellement», a indiqué le président du directoire Thomas Jordan, dans une interview publiée vendredi sur le site de Finanz und Wirtschaft.

En comparaison internationale, l'inflation reste basse en Suisse et les capacités économiques sous-exploitées. De plus, la différence de taux d'intérêt est très mince par rapport aux investissements en devises étrangères. «Dans la configuration actuelle, cela n'aurait pas de sens de menacer la reprise en cours en durcissant notre politique monétaire», a expliqué M. Jordan.

L'établissement ne voit pas l'utilité et n'a pas l'intention de réduire le bilan, bien au contraire. Il est possible de l'accroître encore.

Prudence par rapport au franc

Le récent affaiblissement du franc est à prendre avec prudence. La monnaie s'est certes affaiblie par rapport à l'euro, mais a pris de la valeur par rapport au dollar. Il est donc nécessaire de conserver une vue d'ensemble de la situation, note le président de la BNS.

«Nous pouvons constater que l'évolution des dernières semaines a permis de réduire la surévaluation du franc». Toutefois, le processus n'est pas terminé, a insisté M. Jordan, raison pour laquelle il compte maintenir la politique monétaire inchangée.

Situation «fragile»

A la question de savoir si le franc est toujours nettement surévalué, le banquier central a souligné que si la surévaluation se réduit dans la configuration actuelle, la situation reste «fragile». «Nous ne savons pas si les changements à court terme sur le marché sont durables. Des mouvements inverses peuvent rapidement survenir, comme nous l'avons constaté lors du regain de tension en Corée du Nord».

Malgré la solidité de l'euro, la BNS se refuse à réduire ses réserves de devises. «Nous ne souhaitons pas menacer l'efficacité de notre politique», a indiqué son patron. (ats/nxp)

Créé: 01.09.2017, 18h42

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