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Le Bitcoin joue au yo-yo, victime de hackers

La monnaie virtuelle Bitcoin fait frémir Wall Street, s'attirant le titre peu envié de monnaie la plus spéculative du moment. Des attaques informatiques n'y sont pas étrangères.

Le Bitcoin, qui avait atteint 266 dollars mercredi, a chuté à 78 dollars vendredi matin.
Le Bitcoin, qui avait atteint 266 dollars mercredi, a chuté à 78 dollars vendredi matin.
Keystone

Le Bitcoin subit l'épreuve du feu et la bulle spéculative qui avait enflé à la faveur de la crise chypriote pourrait bien se dégonfler brutalement, alors que la plateforme d'échange se dit victime d'attaques informatiques.

Le Bitcoin, qui avait atteint 266 dollars mercredi, n'arrête plus de dévisser pour chuter à 78 dollars vendredi matin après une pause de 12 heures destinée à calmer les esprits. Peine perdue, puisqu'il n'aura fallu que quelques minutes à la monnaie virtuelle pour repartir brutalement à la baisse.

La plus grande plateforme mondiale d'échanges de Bitcoins, Mt.Gox, a reconnu vendredi qu'elle avait subi une nouvelle attaque par déni de service en début de matinée, décrite comme «plus forte que d’habitude».

Virtuelle mais convertible

Le Bitcoin, qui se veut devise monétaire et système de paiement depuis trois ans, retient l'attention des marchés depuis la forte demande qu'il suscitait avec le début de la crise chypriote. Mais à la différence du Linden, la monnaie purement virtuelle de Second Life, le Bitcoin, qui n'a ni attache, référence ou encore valeur fondamentale, est en théorie convertible.

Du coup, les spéculateurs se sont rués dessus, créant de véritables montagnes russes sur Mt. Gox. Le rallye haussier des dernières semaines qui a vu la capitalisation du Bitcoin dépasser les deux milliards de dollars, a ainsi fait place à un accroissement substantiel de la volatilité et de fortes pertes, suscitant l'inquiétude des autorités.

Selon le New Yorker, des investisseurs effrayés par la crise chypriote utilisaient les Bitcoins pour mettre des fonds à l’abri. D'autres experts estiment que la crise actuelle n'est qu'une maladie de jeunesse d'un nouveau système, ce qui permettra de repartir sur des bases plus solides.

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