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Berne veut secourir l’aviation à Genève

L’administration fédérale vient de nous confirmer ses contacts avec les cantons dotés d’aéroports, tous durement touchés par la crise du coronavirus.

A Genève, l'aéroport a dû être réorganisé pour respecter les recommandations de l'OFSP.
A Genève, l'aéroport a dû être réorganisé pour respecter les recommandations de l'OFSP.
Laurent Guiraud

En Suisse, en Europe et dans le monde, le transport aérien est touché de plein fouet par la crise du coronavirus. «Une équipe spéciale de l’administration fédérale étudie justement, en ce moment, les mesures qu’il est possible de prendre afin de maintenir des relations aériennes internationales avec la Suisse. Ces travaux sont conduits en étroite coopération avec les cantons dotés d’aéroports», précise Philipp Rohr, porte-parole de l’Administration fédérale des finances.

Berne se porte donc au secours du transport aérien à Genève, Zurich et Bâle. Le canton du bout du Léman et Genève Aéroport apprécieront de telles démarches, sans aucun doute. Le principal client du tarmac romand, EasyJet, vient d’annoncer ce lundi l’arrêt complet de ses opérations. Son deuxième utilisateur, Swiss International Air Lines, n’assure que moins de 10% de ses vols depuis la semaine dernière,

La diète est aussi sévère pour un troisième client crucial de Genève Aéroport : Air France/KLM. La division hexagonale du groupe n’assure que quatre vols par semaine (lundi, jeudi, vendredi et dimanche) de Genève à Paris Charles-de-Gaulle et la Néerlandaise encore une chaque jour de Genève à Amsterdam-Schiphol.

La langue de bois, c'est fini!

Dans cette situation, les grands patrons du transport aérien évitent la langue de bois. «Le volume de nos opérations a décliné jusqu’à leur niveau de 1955», a reconnu la semaine dernière Carsten Spohr, président du directoire de Lufthansa, groupe propriétaire de la compagnie helvétique Swiss. L’Association internationale du transport aérien (IATA), dont les membres assurent plus de 95% des vols dans le monde, observe que «les acteurs de la branche du transport aérien ne disposent, en moyenne, de liquidités que pour deux ou trois mois».

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