Berlin revoit à la baisse ses prévisions de croissance

Allemagne«L'environnement international» moins favorable contraint l'Allemagne à ajuster ses projections économiques.

Le secteur automobile allemand souffre des nouvelles normes européennes anti-pollution WLTP.

Le secteur automobile allemand souffre des nouvelles normes européennes anti-pollution WLTP. Image: Keystone

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Le gouvernement allemand a nettement abaissé jeudi ses prévisions de croissance économique pour cette année et l'an prochain, principalement en raison de «l'environnement international» moins favorable et malgré une demande intérieure solide.

Le produit intérieur allemand ne devrait croître que de 1,8% en 2018 comme en 2019, contre respectivement 2,3% et 2,1% lors des dernières projections du ministère de l'Économie en avril, marquant un franc ralentissement par rapport aux 2,2% de croissance l'an dernier.

Cet ajustement n'est pas une surprise, Berlin suivant traditionnellement le diagnostic des principaux instituts économiques du pays, qui ont abaissé fin septembre leurs projections à 1,7% de croissance cette année et 1,9% l'an prochain.

La principale explication vient de «l'environnement économique international» moins favorable, marqué par une croissance mondiale moins vigoureuse et des tensions commerciales tous azimuts, vivement ressenties en Allemagne en raison de sa puissance à l'export.

Le commerce extérieur devrait donc apporter une «contribution légèrement négative» à la croissance allemande cette année comme l'an prochain, pronostique le ministère de l'Économie.

«Encore descendre»

Le secteur automobile allemand, sur lequel plane toujours la menace d'un relèvement des droits de douane américains sur les importations de voitures, souffre par ailleurs des nouvelles normes européennes anti-pollution WLTP.

Leur entrée en vigueur à l'automne a désorganisé les chaînes de plusieurs constructeurs, dont le géant Volkswagen, pesant «sur la production et les exportations» du pays. En revanche, souligne le ministère de l'Économie, la demande intérieure reste au beau fixe, à la fois du côté des investissements des entreprises confrontées aux limites de leurs capacités de production, et du côté de la consommation des ménages.

Le chômage, déjà au plus bas à 5,0% depuis la Réunification du pays en 1990, devrait «encore descendre», tandis que les salaires vont poursuivre leur hausse, soutenant l'inflation attendue à 1,9% cette année et 2,0% l'an prochain.

Au total, l'Allemagne devrait enregistrer l'an prochain sa dixième année de croissance consécutive, «soit la plus longue période d'expansion économique depuis 1966», souligne le ministre de l'Économie Peter Altmaier. (afp/nxp)

Créé: 11.10.2018, 13h00

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