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BanqueLe bénéfice de Credit Suisse a bondi en 2019

Le numéro deux de l'industrie bancaire en Suisse a enregistré en 2019 un résultat net en hausse de 69% à 3,42 milliards de francs.

L'exercice 2019 est le dernier sous la houlette du directeur général Tidjane Thiam.
L'exercice 2019 est le dernier sous la houlette du directeur général Tidjane Thiam.
Keystone

Tidjane Thiam quittera la tête de Credit Suisse sur une envolée de la performance du groupe. Le numéro deux bancaire helvétique a bouclé 2019 sur un bond de 70% de son bénéfice net, malgré un quatrième trimestre globalement inférieur aux attentes. Emporté par l'affaire des filatures, le directeur général prendra congé à la fin de la semaine et sera remplacé par Thomas Gottstein.

«Je suis fier de ce que le Credit Suisse a réalisé pendant mon mandat. Nous avons remis le Credit Suisse sur de bons rails et nos résultats de 2019 montrent que nous pouvons être durablement rentables. J'apporterai mon soutien enthousiaste à mes collègues tandis qu'ils continueront à développer les affaires», affirme jeudi Tidjane Thiam, cité dans le communiqué de presse.

Le Franco-Ivoirien avait pris ses fonctions en juillet 2015 et restructuré la banque durant trois ans, réorientant les activités vers la gestion de fortune au détriment de la banque d'affaires.

Dividende en hausse

Le bénéfice annuel s'est envolé de 69% à 3,42 milliards de francs, selon les indications fournies par le géant bancaire zurichois. Le produit d'exploitation a pris 7% à 22,48 milliards de francs. Le conseil d'administration propose le versement d'un dividende de 0,2776 franc par action, à comparer à la rémunération de 0,2625 franc au titre de 2018.

Au quatrième trimestre, les recettes ont gonflé de 29% à 6,19 milliards de francs, dont 4,0 milliards imputables à la gestion de fortune, précise le communiqué. Les charges d'exploitation se sont inscrites à 4,83 milliards, alourdies de 16%. Le bénéfice avant impôts a été doublé à 1,21 milliard, tandis que le bénéfice net a été plus que triplé ( 229%) à 852 millions.

Ces hausses sont à relativiser, le quatrième trimestre 2018 avait été marqué par un mini-crash boursier qui avait plombé les résultats. Credit Suisse manque d'ailleurs les principales prévisions du consensus AWP, qui tablait sur un résultat avant impôts de 1,38 milliard, un bénéfice net de 881 millions et un dividende de 0,2806 franc par action. Le produit d'exploitation a néanmoins décoiffé les attentes les plus optimistes des analystes. La constitution de provisions supplémentaires pour des litiges a pesé sur la performance, souligne la banque.

Indicateur de rentabilité, le rendement des fonds propres tangibles (RoTE) a été nettement amélioré à 8,7%, contre 5,4% il y a douze mois.

Stratégie maintenue

Presque toutes les divisions ont suivi une évolution favorable au quatrième trimestre, avec notamment une augmentation des recettes et une amélioration de la rentabilité dans les deux divisions de gestion de fortune International Wealth Management et Asia/Pacific.

L'unité de banque d'affaires Investment Banking & Capital Markets continue de cristalliser les inquiétudes, enregistrant une perte avant impôts de 60 millions et une contraction de 9% des revenus.

Sur douze mois, la masse sous gestion a pris l'ascenseur ( 12,1%) à 1507,2 milliards de francs, soit plus 162,3 milliards qu'à fin 2018. Les entrées nettes d'argent ont atteint 79,3 milliards sur l'ensemble de l'année et 9,9 milliards au dernier partiel.

La banque universelle suisse a jugulé partiellement les sorties de capitaux au quatrième trimestre, avec des reflux nets de 0,5 milliards, inférieurs en comparaison trimestrielle (-0,6 milliard) et annuelle (-1,1 milliard).

En termes de capitalisation, le ratio de fonds propres de première catégorie a grappillé 0,1 point de pourcentage à 12,7%, alors que le ratio d'endettement a perdu 0,1 point à 4,0%.

Le groupe affirme avoir connu un «très bon» début d'année dans toutes ses divisions et adopte un optimisme mâtiné de prudence. Credit Suisse ambitionne d'accroître ses revenus dans la gestion de fortune et d'augmenter la rentabilité, selon le communiqué.

Comme annoncé par le conseil d'administration, la nomination de Thomas Gottstein s'inscrira dans la continuité. «Notre stratégie commerciale devrait demeurer inchangée et, sous ma direction, nous maintiendrons le cap fixé (...) en 2015, (...) reconfirmé en 2019 après la période de restructuration», affirme le futur patron du groupe, en charge actuellement de Credit Suisse en Suisse.

(ats)

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