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L’assurance «auto» au kilomètre ne perce toujours pas en Suisse

La prime d’assurance «auto», calculée en fonction du kilométrage parcouru, reste peu présente sur le marché helvétique. La Bâloise tente sa chance, mais en Allemagne.

Dans Colombo, Peter Falk, comptait probablement déjà les kilomètres pour diminuer ses frais d'assurance auto.
Dans Colombo, Peter Falk, comptait probablement déjà les kilomètres pour diminuer ses frais d'assurance auto.
Keystone

La prime d’assurance «auto», calculée en fonction du kilométrage parcouru, est apparue en Europe au XXe siècle, mais reste relativement marginale sur le marché helvétique. Bâloise Assurances, un des vieux leaders suisses, fondé le 2. Mai 1864, tente sa chance certes, mais avec sa filiale allemande «Friday», domiciliée à Berlin. «Nous offrons une assurance auto avec notre partenaire La Bâloise, mais sans inclure le facteur du kilométrage. Cela ne correspond pas à un besoin exprimé par la clientèle», observe Laurent Pignot, porte-parole du Touring Club Suisse, association réunissant en Suisse environ 1,5 million de membres automobilistes.

Toute chose étant égale par ailleurs au volant, comme la fatigue, une soudaine furie, la consommation d’alcool ou les trois à la fois, un automobiliste roulant 20'000 km par an constitue un risque plus important que celui se contentant de 5000 km au cours du même laps de temps. Cette réalité constitue un atout de marketing, présent sur le marché européen depuis le siècle dernier. La prime d’assurance «auto», calculée en fonction du kilométrage parcouru, peut en outre stimuler des choix civiques, entre l’usage d’un véhicule privé ou les transports publics.

Exemples européens fréquents de ce type d’offre. Un prix adapté à chaque kilomètre parcouru, cette précision nécessitant l’installation d’un boîtier GPS dans le véhicule, objet coûtant une cinquantaine de francs. L’alternative des forfaits génère une facturation moins précise, mais assure une souplesse dans l'utilisation de la police. Les kilomètres du forfait non parcourus par l’assuré sont en effet reportés sur l’année suivante.

Plus de potentiel en Europe qu’en Suisse

Les ambitions que Bâloise Assurances nourrit en Allemagne s’avèrent à la hauteur de ce marché: environ 47 millions de véhicules automobiles sont immatriculés outre-Rhin. Le quotidien zurichois NZZ estime que le volume de primes encaissées par Friday, avec le système communément appelé «pay as you drive», devrait grimper jusqu’à 100 millions d’euros. Les perspectives s’avèrent si prometteuses que Bâloise Assurances aurait consenti un investissement de 50 millions de francs dans ses activités en Allemagne, selon le site d’informations financières cash.ch Des investisseurs allemands, proches de la branche des médias, ont en plus démontré leur confiance dans Friday au début de cette année.

Dans ce contexte, Bâloise Assurances semble davantage croire au potentiel du «pay as you drive» dans l’Union européenne qu’en Suisse. Mais tout pourrait évoluer très vite sur le marché helvétique, après avoir commencé si lentement.

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