Les tentatives pour mettre au pas le darknet se multiplient

CybercriminalitéMardi, Une vingtaine d’experts débattront de cybercriminalité à l'EPFL, un fléau qui coûte des milliards à l’économie.

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Pour la majeure partie de la population, le darknet interpelle. Les réactions sont le plus souvent divisées entre peur et fantasme au vu des possibilités généralement attribuées à l'ensemble des réseaux qui le composent. Ces derniers, au bénéfice d’un anonymat total (les adresses IP de leurs utilisateurs sont anonymes), laissent la place à toutes les dérives, à tous les interdits. Drogues, fausses identités, armes, données volées… même les virus informatiques circulent sur le darknet.

D’après les experts, dont ceux de la société de sécurité informatique Norton, un tiers des menaces cybercriminelles proviendraient actuellement des réseaux du darknet. Des attaques qui coûtent très cher à l'économie. Rien qu'en 2015, à l'échelle mondiale, la cybercriminalité aurait provoqué pour plus de 125 milliards de dollars de dégâts.

Interventions sur le darknet

Au vu des dommages considérables engendrés par de telles activités, les tentatives pour mettre au pas ces réseaux se multiplient. Durant l’été, en collaboration avec Europol, le FBI a mis un terme aux activités d’AlphaBay et de Hansa, soit deux des plus grosses plates-formes de vente issues du darknet.

En Suisse, Swisscom fait partie des sociétés particulièrement engagées dans cette lutte. En plus de s’associer avec des hackers pour percer à jour d’éventuelles failles dans la sécurité de ses systèmes informatiques, l’opérateur suisse confirmait récemment dans une chronique publiée sur son site être présent sur le darknet. L’un de leurs experts en sécurité a ainsi la tâche de passer au peigne fin les sites de vente disponibles afin de déceler toute activité criminelle apte à menacer l’entreprise.

Une lutte coûteuse

Plus globalement, la dernière étude en date d’EY montre toutefois que la lutte contre la cybercriminalité reste trop cher pour beaucoup de sociétés. Alors que 87% concèdent qu’elles devraient augmenter drastiquement leurs moyens pour augmenter leur cybersécurité, seules 12% d’entre elles envisagent réellement d’investir suffisamment pour optimiser leurs défenses.

«Les hautes sphères ne comprennent pas encore et ne sont pas conscientes de l’importance de cette question», critique Tom Schmidt, directeur de la cybersécurité d’EY Suisse qui estime qu'au vu des dernières attaques, il n'y a plus d'excuse à l'inaction.

Créé: 18.12.2017, 18h47

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