Les résultats d’UBS font face à un accueil glacial

DécrochageLa banque connaît un début d’année difficile. Ses actions ont perdu un tiers de leur valeur en un an.

Sergio Ermotti, le directeur général d'UBS.

Sergio Ermotti, le directeur général d'UBS. Image: Reuters

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Signe de la nervosité régnant dans les milieux financiers, le début d’année difficile qu’a promis ce mardi UBS aura effacé en un instant les aspects positifs de 2018. Les investisseurs ne voient que la chute d’un tiers, en un an, de la valeur de leurs actions, un plongeon d’une ampleur similaire à celui de Credit Suisse, la grande rivale.

Oubliés, les profits de 4,9 milliards de dollars annoncés pour l’ensemble de l’année – et oui, désormais la comptabilité est tenue en dollars. Ces bénéfices sont pourtant supérieurs de 25% à ceux affichés un an plus tôt et même… cinq fois plus importants, en intégrant les «profits» tirés des coupes d’impôts offertes par l’administration Trump aux États-Unis. Effacé, le relèvement de 8% des dividendes promis aux actionnaires. Négligé, le milliard qui sera dépensé cette année par la banque pour racheter ses propres titres, afin d’enrayer la spirale boursière.

Il en faut plus aux yeux des milieux financiers. Notamment sur le front des activités de gestion de fortune, cœur du réacteur de la multinationale de 85 200 collaborateurs. Deux phrases lâchées mardi par la banque ont jeté un froid. «L’absence de progrès dans la résolution des tensions géopolitiques, la montée du protectionnisme et la volatilité ( ndlr: la nervosité sur les marchés ) grandissante, qui ont affaibli la confiance des investisseurs […] sur le dernier trimestre, pourraient encore toucher l’activité de nos clients sur les trois premiers mois de 2019», prévient la direction dans un communiqué. Pis, UBS s’attend à ce que les recettes tirées de ses activités de gestion de fortunes «soient touchées» par la réduction des placements de sa clientèle, en raison du déclin boursier. Après l’annonce du retrait de 8 milliards de dollars de patrimoine au cours des trois derniers mois – pourtant largement épongé par les sommes confiées sur la première partie de 2018 par ses riches clients – la messe était dite. Ce mardi gris a fait chuter les titres UBS de 3% en Bourse.

Qu’en pensent les spécialistes qui jaugent la banque en permanence? «Les sorties de fonds dans la gestion de fortune affectent surtout l’activité sur le continent américain et en Suisse», juge Andrea Venditti, analyste chez Vontobel, qui attire l’attention sur «un important retrait de 2,6 milliards de dollars». Ce dernier note également des profits «bien inférieurs aux attentes» dans les services sur les marchés financiers. Ce qui ne l’empêche pourtant pas de recommander l’achat des titres de la première banque helvétique. Une opinion qui est pour l’instant encore loin de faire l’unanimité en Bourse.

(TDG)

Créé: 22.01.2019, 22h16

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