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Perquisition chez Addax Petroleum

La justice genevoise a arrêté le directeur exécutif du groupe pétrolier ainsi que son directeur juridique.

Les bureaux du groupe pétrolier à la route de Malagnou.
Les bureaux du groupe pétrolier à la route de Malagnou.
Laurent Guiraud

Perquisition chez Addax Petroleum! Une équipe menée par le premier procureur Yves Bertossa s’est rendue lundi dernier dans les bureaux du groupe pétrolier chinois, à Malagnou, a appris la Tribune de Genève. Deux véhicules se sont arrêtés devant les bureaux du groupe pétrolier, ils sont repartis avec des sacs et des documents.

La justice genevoise a ouvert une procédure pour corruption d’agents publics étrangers, subsidiairement gestion déloyale, confirme Yves Bertossa. Elle vise la société, qui appartient au géant chinois Sinopec, ainsi que son directeur exécutif et son directeur juridique.

Le premier, Yi Zhang, et le second, Guus Klusener, ont tous deux été arrêtés, respectivement lundi dernier et fin février. Yi Zhang est depuis à Champ-Dollon. «Mon mandant conteste vigoureusement les charges portées à son encontre. Pour le surplus, il réserve ses commentaires à la justice et n’entend pas commenter une procédure en cours», indique son avocat, Saverio Lembo.

Les prévenus sont soupçonnés d’avoir participé à des paiements d’un montant de plusieurs dizaines de millions de dollars en faveur de tiers au Nigeria. La justice soupçonne que ces versements, qui pourraient ensuite avoir servi comme pots-de-vin destinés à des officiels nigérians, se soient déroulés dans le cadre d’un différend fiscal qui opposait Addax aux autorités du Nigeria. Le Ministère public a saisi le Tribunal des mesures de contrainte d’une demande de mise en détention des deux prévenus, qui a été ordonnée pour une durée de deux mois.

Cette enquête a été lancée suite à la parution d’un article dans nos colonnes le 21 février. Nous annonçions qu’Addax mettait un terme à ses relations avec Deloitte. Le cabinet estime avoir été évincé après avoir pointé du doigt des actes douteux, des supposés pots-de-vin qui seraient liés à une filiale du groupe Chrome, un conglomérat nigérian.

Aucune demande d’entraide n’a été adressée à la justice nigériane.

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