Grande année pour les valeurs lémaniques

BourseDes sociétés actives dans des secteurs variés, de Kudelski à Bobst, Logitech ou LEM, ont marqué les financiers en 2016

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En 2016, il aura fallu investir dans les valeurs romandes de seconde catégorie à la Bourse suisse plutôt que dans les géants du SMI. Bobst, le roi des machines d’emballage, si vulnérable durant ces dernières années de crise, a vu son titre exploser de 58% depuis janvier.

L’action du concepteur de périphériques informatiques Logitech, également longtemps en difficulté, a gagné plus de 70% sur la même période. Celle d’une autre société qui s’est longtemps cherchée, Kudelski, a grimpé ces onze derniers mois de plus de 23%.

L’effet surprise

D’autres noms romands du SPI (l’indice de la plupart des sociétés cotées à la Bourse suisse) se sont montrés redoutables, du leader en logiciels bancaires Temenos (+41%) au groupe de cliniques Aevis (+50%) en passant par les Banques cantonales vaudoise et genevoise (+3,2% et +13%), Romande Energie (+30%) ou le spécialiste genevois des paramètres électriques LEM (+22%). Les géants romands du SMI, l’indice qui réunit les vingt principales multinationales helvétiques, sont en général restés dans les chiffres noirs, mais ils ne peuvent en dire autant. «Bobst, Logitech et Kudelski sont trois exemples de sociétés longtemps en difficulté, en lesquelles les investisseurs ne croyaient plus trop, mais qui ont su rebondir et montrer qu’elles avaient travaillé», selon Jérôme Schupp, analyste financier. «Les meilleures performances boursières ont souvent lieu dans un tel contexte.» «Les sociétés suisses, à forte valeur ajoutée, parviennent à répercuter l’effet de la force du franc sur les prix; elles se montrent incontournables. Elles sont bien gérées et réussissent à réduire les coûts», estime Loïc Bhend, analyste chez Bordier.

Exposition à l’international

Les groupes du SPI réalisent 95% de leurs affaires à l’étranger; or, le PIB mondial s’est renforcé cette année, une embellie qui explique les résultats des valeurs romandes, selon Eleanor Taylor Jolidon, responsable des fonds et mandats actions suisses à l’UBP. «Dans un tel contexte, les investisseurs tendent à se détourner des valeurs refuges telles que Nestlé et Givaudan pour viser des titres plus cycliques, ce qui explique leurs performances plus mitigées», relève-t-elle. Les actions de Credit Suisse et UBS, dans un secteur bancaire en difficulté, ont chuté. Les titres des pharmas Roche et Novartis aussi. Ils ont subi les conséquences de l’élection présidentielle américaine, qui a vu deux candidats promettre de faire baisser les prix des médicaments outre-Atlantique, jugés trop chers.

Et en 2017? Tous les analystes ne recommandent pas les titres vaudois qui ont cartonné cette année, de telles envolées étant en effet souvent suivies d’une période de consolidation. Plusieurs économistes anticipent cependant un meilleur cru en 2017 malgré les volontés protectionnistes de Donald Trump. Ils sont en effet nombreux à estimer que les firmes du SPI sont sous-valorisées.

(TDG)

Créé: 19.12.2016, 22h30

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