Genève Aéroport se dote d’un atout précieux

Transport aérienDepuis une semaine, au bout du Léman, une compagnie belge propose deux vols quotidiens à destination d’Anvers.

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Genève Aéroport enrichit son offre d’un atout précieux: la destination d’Anvers, deux fois par jour, du lundi au vendredi. Cette ligne est assurée depuis une semaine par la compagnie VLM (Vlaamse Luchttransportmaatschappij)
Airlines, domiciliée dans la ville flamande elle-même. Ces opérations dotent le bout du Léman d’un atout économique précieux.

La cité du peintre baroque Peter Paul Rubens et la ville natale de Michel Simon partagent en effet de nombreux intérêts communs. Anvers dispose ainsi du deuxième port d’Europe, après celui de Rotterdam. Il est situé sur l’estuaire de l’Escaut, donnant un large accès à la mer du Nord.

Air France absorbe VLM

Du coup, de grandes multinationales ont jugé aussi pertinent de développer d’importants sites d’activités à Anvers que sur l’arc lémanique: Procter & Gamble, Philip Morris, Cargill, MSC (Mediterranean Shipping Company SA), Hewlett-Packard International Sàrl, sans oublier Nestlé.

VLM rapproche en outre Genève du deuxième port européen et du deuxième port mondial dans le domaine pétrochimique. Désormais la Cité de Calvin, ce tout grand centre européen de négoce de matières premières et de shipping, se trouve en plus à une heure et demie (tout compris) des bureaux européens de PSA International Pte Ltd (Port of Singapore Authority), l’un des plus grands opérateurs portuaires de la planète.

Ce petit miracle est l’œuvre de VLM Airlines, fondée en 1993. Une petite compagnie au parcours curieux. Dans ses premières années d’opérations, son offre se déclinait surtout en vols charters et en liaisons entre des centres d’affaires, comme Londres-Anvers, Londres-Rotterdam, Londres-Luxembourg ou Londres-Düsseldorf. Sans jamais négliger Jersey et Guernesey. VLM avait déjà relié Genève à fait donc aujourd’hui son retour dans le canton.

A ses débuts, VLM est un des premiers transporteurs à miser à fond sur l’aéroport très urbain de London City Airport, en fonction depuis vingt-huit ans et situé à 11 kilomètres du centre de la ville. En 2008, Air France/KLM met la main sur VLM et en fait une filiale d’une compagnie irlandaise qu’elle détenait à 100% depuis six ans: CityJet. La troisième compagnie intègre la deuxième dès 2009. En opérations et en marque. En mars 2014, Air France/KLM cède ce tout petit groupe aérien, à vocation régionale, à une société financière allemande, spécialisée dans la prise de participations dans le transport aérien: Intro Aviation.

Sous le nom des locataires

Cette maison sépare alors, à nouveau, VLM et CityJet. Les deux compagnies deviennent des sociétés sœurs. Avant que VLM recouvre son indépendance en novembre dernier, grâce à une opération de rachat d’actions menée par la direction (management buy out). Depuis neuf mois, le transporteur belge a notamment développé des activités en charters et en ACMI (Aircraft, Crew, Maintenance and Insurance). Autrement dit, VLM met en location ses opérations, effectuées sous le nom des locataires.

Aujourd’hui, Eric F. Kohn TD, administrateur de VLM Airlines, et le président du directoire, Arthur White, ne cachent pas leur joie: «Notre compagnie a repris des vols de lignes depuis huit jours, avec Genève comme destination. Nous en étudions bien sûr d’autres, au départ d’Anvers, afin de déterminer un marché porteur et profitable. En Suisse, nous examinons aussi d’autres possibilités que Genève. Pour opérer en solo ou en coopérant avec des confrères.»

Créé: 01.02.2015, 20h00

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