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Des Chinois au Campus Biotech et un gros chèque

La société de Guangzhou Biostime se lance à Sécheron et la fondation Bertarelli fait un don pour financer la recherche.

Photo d'illustration
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Laurent Guiraud

Grosse semaine pour le Campus Biotech. L’entreprise chinoise Biostime, qui était annoncée depuis plusieurs mois, s’y est installée lundi; mercredi, la fondation Bertarelli a accordé un don de dix millions de francs à l’EPFL, sur son site de Sécheron, pour accélérer la recherche de traitements contre les maladies neurologiques.

Biostime a établi au Campus Biotech Innovation Park une plate-forme pour promouvoir le développement scientifique dans la nutrition, la psychologie et les soins. «Notre institut, constitué en fondation de droit suisse, entend favoriser les échanges entre différents pays, en particulier entre la Suisse et la Chine», relève Patrice Malard, son président. L’entreprise de Guangzhou ne communique pas sur le nombre de personnes qu’elle occupera à Sécheron mais annonce que le bureau de Genève sera amené à se renforcer au gré des développements.

La fondation s’intéresse à la recherche autour du microbiote, des probiotiques, des agents anti-infectieux et des liens entre la nutrition et le développement du cerveau. «Le choix de la Suisse romande s’est imposé comme une évidence», indique Lue Fei, directeur de Biostime. «Le pays est en adéquation parfaite avec l’univers du marché de la petite enfance. Les sciences de la nutrition y sont développées avec un large réseau d’experts dans l’alimentation et la pharma. Il s’agit de notre première base hors de Chine.»

Cette implantation a été accompagnée par le Greater Geneva Bern area (GGBa), l’association de promotion économique de la Suisse occidentale. «La venue de Biostime témoigne de l’intérêt croissant des grands groupes chinois pour la Suisse. La Chine est un pays à fort potentiel pour nous: d’autres investissements majeurs sont prévus dans les mois à venir», indique Thomas Bohn, directeur du GGBa.

Quant au don de la fondation Bertarelli, il est double. Sur les dix millions de francs, cinq doivent créer une plate-forme de thérapie génique au Campus Biotech. Un lieu où elle profitera de synergies avec la Faculté des sciences de la vie de l’EPFL, le centre de neuroprothèses, le centre Wyss, le Human Brain Project et l’UNIGE. Elle pourra aussi s’appuyer sur le Centre suisse de génomique et ses capacités de séquençage d’ADN.

Les cinq millions restants sont alloués à un «fonds catalyseur» qui vise à favoriser la collaboration entre les différentes équipes basées au chemin des Mines. Ce fonds sera dirigé par un comité scientifique conduit par Patrick Aebischer, l’ancien président de l’EPFL.

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