Les Bourses dévissent encore malgré les appels au calme

KrachMacro-économistes et banques centrales cherchaient à apaiser les esprits vendredi. Un échec!

Si vendredi la chute s’est poursuivie, l’heure est à l’appel au calme.

Si vendredi la chute s’est poursuivie, l’heure est à l’appel au calme. Image: Keystone

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Il y a à peine dix jours, les places boursières semblaient encore imperturbables, enchaînant les records à la hausse. Sauf que ce calme n’était qu’apparent au vu de la panique qui s’est répandue sur l’ensemble de la planète boursière depuis lundi. Et le mouvement est vertigineux, rappelant les sombres journées survenues il y a un peu plus de dix ans, lors de la dévastatrice crise bancaire survenue suite à la faillite de la banque américaine Lehman Brothers.

Pour les principales places européennes, Paris (CAC40), Berlin (DAX) ou encore Zurich (SMI) ont terminé la semaine sur des reculs se rapprochant des 15%. Des plongeons assez similaires sont survenus tant en Asie qu’en Amérique du Nord. Et jeudi soir, le Dow Jones et le Nasdaq n’avaient pas connu une telle journée depuis longtemps en terminant sur des baisses respectives de 4,42% et 4,61%.

Appel au calme

Mais si vendredi la chute s’est poursuivie, l’heure est à l’appel au calme. «Nous constatons que les chiffres s’opposent aux craintes d’une crise du crédit ou d’une récession imminente. Les entreprises qui souffrent d’un recul de la demande lié aux turbulences actuelles vont privilégier le chômage partiel ou les licenciements plutôt que la suspension du paiement des intérêts. Et les ménages privés se portent dans l’ensemble suffisamment bien pour supporter les contraintes», explique Burkhard Varnholt, directeur des investissements à Credit Suisse AG.

Du côté des banques centrales, le message est assez similaire. Christine Lagarde, présidente de la BCE, estimait jeudi que «la situation n’en est pas encore au point de provoquer de choc durable pour l’économie européenne». Aux États-Unis, la Fed déclarait qu’il était trop tôt pour envisager une réduction des taux au vu de la difficulté de prédire si l'épidémie de coronavirus allait ou non toucher la croissance américaine.

La BNS ne change pas de cap

Même position en Suisse, où la Banque nationale suisse (BNS) confirme analyser de près les effets de l’épidémie sur l’économie. «Mais le cap de notre politique monétaire n’a absolument pas changé. Comme auparavant, nous conservons le taux d’intérêt négatif pour que la détention de placements en francs soit peu attrayante. De plus, nous restons disposés à intervenir au besoin sur le marché des changes, sans la moindre restriction», répond une porte-parole.

Créé: 28.02.2020, 17h33

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