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Athènes veut rapatrier l’argent des fraudeurs

Relance des pourparlers entre la Grèce et la Suisse pour «apurer le passé» des avoirs grecs déposés sur des comptes HSBC.

Des Grecs soutiennent leur nouveau gouvernement dans sa lutte contre l’évasion fiscale, qui concerne notamment la banque suisse HSBC.
Des Grecs soutiennent leur nouveau gouvernement dans sa lutte contre l’évasion fiscale, qui concerne notamment la banque suisse HSBC.

Jacques de Watteville, le secrétaire d’Etat aux questions financières internationales de la Confédération, a rencontré à Athènes plusieurs ministres, dont celui en charge de la lutte contre la corruption, Panagiotis Nikoloudis. La dernière entrevue de haut niveau sur ce sujet entre Berne et Athènes remonte au 4 février 2014. La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, chargée des Finances, avait alors vu son homologue, Yannis Stournaras. Sans résultat tangible. Aujourd’hui, dans la lutte contre la corruption en Grèce, il n’y a plus de temps à perdre: le pays a 60 milliards d’euros (environ 64 milliards de francs) d’impôts impayés, mais il a aussi un trésor de 120 milliards d’euros à l’étranger. La lutte contre l’évasion fiscale du nouveau gouvernement de gauche radicale commence par la Suisse, car celle-ci détiendrait 80% de l’argent échappé au fisc grec.

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