Anne Héritier Lachat va quitter le monde de la finance

FINMALe 1er janvier 2016, Anne Héritier Lachat cèdera la présidence de l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) à Thomas Bauer.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Dans une interview publiée lundi par l'Agefi, la Romande Anne Héritier Lachat, qui cèdera le 1er janvier 2016 la présidence de l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA), confie n'envisager aucune future activité dans le domaine financier.

Propulsée en 2011 à la tête du conseil d'administration du gendarme des marchés financiers, la socialiste s'en va «parce que j'ai atteint l'âge de la retraite et que je me suis engagée pour cinq ans». Une fois son petit mandat à l'Université de Genève achevé en juillet 2016, elle compte exercer «quelques activités bénévoles, dans le social».

Anne Héritier Lachat rappelle dans les colonnes du journal économique que ces cinq années de présidence ont constitué «une période mouvementée, la phase d'après-crise 2008». Interrogée sur les changements qu'a vécus l'organe au cours de son mandat, elle évoque avant tout une professionnalisation. La FINMA est désormais «plus apte à réagir aux modifications de l'environnement et de son cahier des charges».

Fierté de femme romande

En ce qui concerne le fonctionnement lui-même de la structure, la présidente sortante évoque une augmentation des «contrôles sur place, ce qui implique que nous avons davantage de ressources humaines capables de le faire».

Anne Héritier Lachat met par ailleurs en avant le développement de la gestion des mandataires de la FINMA (par exemple les chargés d'enquête), ainsi qu'une intensification de la collaboration avec les autorités étrangères.

Du côté des résultats concrets obtenus sous son règne, Anne Héritier Lachat cite la reconnaissance par la Commission européenne, le 13 novembre dernier, d'une «équivalence en matière de surveillance et de réglementation des contreparties centrales». Et de préciser que «ce fut un vrai combat».

A l'heure du bilan, la Genevoise affiche également sa satisfaction que la FINMA ait «obtenu un résultat similaire pour la surveillance des assurances cet été» et ait réussi à décrocher «des fonctions dans des institutions internationales importantes». Sa principale fierté à l'issue de ces cinq années demeure néanmoins le fait «d'avoir montré qu'une Romande, une femme, pouvait le faire». (ats/nxp)

Créé: 30.11.2015, 11h12

Articles en relation

La FINMA ne devrait pas faire de la promotion

Place financière La commission de l'économie du Conseil national ne soutient plus l'idée du PLR genevois Christian Lüscher. Plus...

Grandes banques: la FINMA veut renforcer la réglementation

Finance La législation «too big to fail» pour les grandes banques en Suisse ne suffit pas, estime le directeur de la FINMA Mark Branson. Plus...

Le futur chef de la FINMA rattrapé par son passé

Finances La faillite d’ISL, ce géant du sport qui avait graissé la patte de la FIFA, colle aux basques de Thomas Bauer. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Grève des travailleurs du bâtiment
Plus...