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Les accords secrets de Glencore au Congo

Selon les Paradise Papers, le géant suisse des matières premières a accepté qu’un homme d’affaires impliqué dans un scandale de corruption négocie avec le Congo. Au cours de cette transaction, les Africains ont renoncé à des centaines de millions de dollars. Les experts y voient un risque de corruption.

La photographie montre un politicien africain influent vêtu d’une blouse verte de patient. Il est assis sur un lit d’hôpital, aussi impuissant qu’une marionnette. Des tubes entrent dans ses veines, son nez et sa gorge.

Cette image est une pièce importante dans un scandale mondial de corruption. Avec les Paradise Papers, cette histoire touche aujourd’hui la Suisse. Des milliers de documents contiennent des traces de cette affaire qui conduit des mines africaines à un cabinet d’avocats aux Bermudes, puis à un hôtel de Zurich-Kloten pour finir à Zoug, au siège de Glencore, le géant suisse des matières premières. Pour la première fois, les détails des contrats et des discussions au sein des mines de Glencore sont rendus publics. Ils montrent comment la société a accepté qu’un homme probablement lié à un scandale de corruption défende ses intérêts face aux autorités congolaises. Sur ce point, Glencore n’a pas souhaité répondre à nos questions.

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