Lift, le sommet genevois de l'innovation, ouvre ses portes

Nouvelles technologiesEn huit ans, le sommet genevois de l’innovation s’est imposé comme un rendez-vous essentiel.

Photo d'archive du Lift en 2011

Photo d'archive du Lift en 2011 Image: Pierre Abensur/Tribune de Genève

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Le huitième Lift commence ce mercredi 6 février. La conférence s’est hissée en quelques années parmi les événements clés de l’innovation numérique et entrepreneuriale en Europe. Plus de 1000 participants venus de Suisse et de 30 autres pays ainsi que 70 journalistes et blogueurs se réunissent au Centre international de conférences de Genève (CICG) à cette occasion. Son fondateur Laurent Haug a lancé la première session en 2006, inspiré par un colloque stimulant au Danemark et après avoir constaté que de nombreuses entreprises exploitaient mal le potentiel des nouveaux outils. «L’idée du Lift est d’introduire les concepts de demain et de permettre aux gens de se les approprier», explique-t-il.

Lift a donné l’exemple dès ses débuts, en proposant des échanges multilatéraux (le savoir n’y vient pas seulement des intervenants mais aussi des participants) et une gestion en ligne. Ces méthodes, inédites en 2006, sont aujourd’hui entrées dans les mœurs. Quant au nom «Lift», il a été choisi pour deux raisons: «Il reprend cette idée d’élever le débat et évoque un lien avec la Suisse et ses ski-lifts», poursuit l’ancien banquier.

Laurent Haug a en effet quitté son travail à la banque Pictet en 2005 pour s’atteler à son nouveau projet avec l’aide de proches. Quelque 350 participants sont venus les 2 et 3 février 2006 au CICG, cette salle qu’il avait réservée seulement trois semaines plus tôt. Le fondateur se souvient: «A la fin, les participants m’ont dit à l’année prochaine. C’est là que je me suis dit que l’aventure allait continuer.»

C’est ainsi que Lift s’est développé, sept ans durant, au CICG (trois jours par année), mais aussi en Corée du Sud et en France. La crise économique survenue entre temps n’a pas freiné ses ardeurs. Trois axes - innovation, entreprise et convivialité - démarquent le colloque depuis ses débuts. Son approche généraliste également: elle est selon son fondateur ouverte «à tous ceux qui travaillent au XXIe siècle avec les nouvelles technologies». Les possibilités de réseautage et la présence d’investisseurs ont permis à plusieurs initiatives, comme le site GenevaLunch, de se développer.

Laurent Haug, jeune père, s’y rendra cette année pour la première fois en simple spectateur. Le flambeau a été repris, notamment par Abir Oreibi, présidente de Lift Events, et Sylvie Reinhard, la directrice. L’équipe? Quatre employés quasiment à plein temps qui s’appuient sur un réseau de bénévoles aussi spécialisés que passionnés. L’une d’entre elles vient ainsi en 2013 pour la troisième année consécutive depuis le Mexique. Lift Events? Le nom de la société qui gère la conférence, mais aussi d’autres sommets d’innovation, comme cette année le «OK Festival» ou l’an dernier une «Swiss innovation night» coorganisée avec Présence Suisse en Corée du Sud. La société a accueilli plus de 15’000 participants dans plus de trente événements différents. Elle propose également ses «co-creations», qui sollicitent la communauté pour aider des projets innovants, de l’Etat, d’entreprises privées et de start-up, à voir le jour. Lift, toujours plus, sert de tremplin.

C’est que depuis 2006, le contexte a changé. D’autres colloques consacrés aux technologies ont émergé, comme les conférences «TED», «Le Web» à Paris, «Next Berlin» en Allemagne, le «Dublin Web Summit» en Irlande ou encore «Picnic» à Amsterdam. Face à la concurrence, la petite équipe recadre chaque année son offre tout en gardant ses trois axes et son approche ouverte. Parmi les nouveautés de 2013, Lift renforce ses services aux start-up, notamment en développant les points de réseautage. Autre plus-value: la qualité des présentations des intervenants et des séminaires, toujours rigoureusement retravaillés avec l’aide des organisateurs. «Nous consacrons en moyenne huit heures par présentation», estime Abir Oreibi.

La marque s’ouvre également davantage à la Suisse allemande et à l’international. Un wagon à son nom conduira ainsi des participants de Genève à Zurich, avec des arrêts à Berne, Fribourg et Lausanne. Des thématiques futuristes continuent aussi de démarquer le rendez-vous, alors que sont proposés cette année une vingtaine d’ateliers couvrant des sujets allant de la protection des robots à un Facebook pour objets en passant par la monnaie dans l’économie digitale.

La marque a su attirer de nombreux partenaires, comme les TPG, la ville de Genève, Swisscom ou encore des fleurons de technologies. C’est que Lift fait désormais partie, selon le site de référence Techcrunch, des «meilleurs événements tech d’Europe». (TDG)

Créé: 05.02.2013, 18h20

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