Le procès d’un ex-baron français du bitcoin commence mardi au Japon

JusticeLe procès contre Mark Karpèles, à Tokyo, marquera l’histoire des monnaies virtuelles.

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Photo d'illustration Image: Patrick Gilliéron Lopreno

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Le procès de l’ex-baron autoproclamé du bitcoin, le Français Mark Karpèles, débutera mardi à Tokyo. En dépit de ce scandale lié à la faillite de la plate-forme d’échanges MtGox, le bitcoin demeure une monnaie virtuelle toujours plus tentante.

«Il attend son procès avec calme et va plaider non coupable», indique son avocat, Kiichi Iino. En liberté depuis un an, après avoir passé autant de temps en prison, Mark Karpèles, ex-patron de MtGox, est accusé d’enrichissement personnel par la création artificielle d’un million de dollars.

Les opérations dont Mark Karpèles est accusé auraient été commises au détriment des véritables détenteurs de bitcoins. A commencer par sa société, implantée au Japon. Celle-ci gérait les actifs jusqu’au début de l’année 2014, puis elle a déposé le bilan.

Aujourd’hui âgé de 32 ans, le suspect a déjà été condamné en France en 2010 à un an de prison pour «accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données» de l’entreprise où il travaillait au moment des faits.

Dans le cas de MtGox, Mark Karpèles a toujours affirmé que la plate-forme avait été victime d’une attaque informatique extérieure. A la mi-septembre 2015, il a cependant été inculpé et emprisonné pour falsification d’informations et détournement d’une somme de 321 millions de yens (environ 2,6 millions de francs). Selon la police, le prévenu aurait payé avec cette somme, entre autres, des droits de logiciels. En juillet 2016, Mark Karpeles a néanmoins été libéré sous caution, précise l’ATS.

Rappelons que la toute première plate-forme suisse d’échanges en monnaie virtuelle devrait voir le jour l’hiver prochain. Et les scandales, qui laissent apparaître des usages criminels du bitcoin, n’effraient absolument pas les responsables de cette sorte de future bourse: «Avec le blockchain (ndlr: base de données contenant l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs, depuis sa création), presque toutes les transactions peuvent être tracées. Nous serons donc en mesure de dénoncer toute activité illégale aux autorités compétentes.» (TDG)

Créé: 10.07.2017, 07h52

Mark Karpelès, ex-patron de la plate-forme d’échange MtGox

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