La fièvre sur le marché immobilier redescend

Marché hypothécaireA leur tour, les analystes de Raiffeisen prévoient un atterrissage en douceur. Avec la fin du boom, les prix vont se tasser.

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D’une région à l’autre, le marché immobilier évolue de manière très inégale. Certes. Mais aujourd’hui, les spécialistes se rejoignent pour annoncer une détente sur le marché, à l’exemple de Credit Suisse, il y a deux jours, qui notait une sensible hausse des surfaces de logements vacantes. Ce jeudi c’est la Banque Raiffeisen qui publiait une étude prévoyant un «atterrissage en douceur» après un boom qui aura duré pratiquement une vingtaine d’années.

Les spécialistes de la maison d’audit PwC attribuent le ralentissement global de la dynamique dans ce secteur à un coup de frein de l’immigration. Si ses experts se posaient encore la question, à la fin d’août, de savoir si cette tendance est durable, ils notaient toutefois que les nouveaux immigrés provenaient principalement des pays du Sud. Or, leurs besoins en matière de logement (prix plus faibles, espace moindre) ont pour effet de calmer le marché. Ils n’attribuent toutefois pas ce changement aux retombées de l’initiative sur la fin de l’immigration de masse.

Credit Suisse remarque pour sa part que «dans plus de deux tiers des 110 régions économiques, les surfaces vacantes ont augmenté ces douze derniers mois. La tendance à la détente est donc largement soutenue.» Les auteurs de l’étude précisent toutefois que les grandes agglomérations font exception: là, les surfaces vacantes n’ont que peu augmenté. Sur le bassin lémanique, la situation semble se stabiliser, notamment à Genève. Mais la région de Morges enregistre encore une baisse notoire du taux de vacance dans les logements.

Chez Raiffeisen, on note que plusieurs indicateurs tendent à confirmer une diminution de la fièvre immobilière sur l’ensemble du marché. Des corrections de prix, dans les segments où ils se sont envolés, sont à attendre. Le durcissement des critères quant à la capacité financière des nouveaux propriétaires devrait, selon eux, offrir une certaine marge de manœuvre en cas de crise. Le danger d’une remontée rapide des taux d’intérêt étant écarté, il n’y a pas lieu d’être inquiet. (TDG)

Créé: 01.10.2015, 21h06

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