La banque Mirabaud se plaint du franc fort

RésultatsL’appréciation de la devise nationale rogne les actifs confiés. La hausse des profits est similaire à celle de Pictet ou Lombard Odier.

Image: archives Pascal Frautschi

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Changement d’époque. Après Lombard Odier et Pictet, c’est au tour de Mirabaud de faire le point sur les six premiers mois de l’année. Un exercice qu’il eût paru incongru d’attendre des vieilles maisons de la ville — Mirabaud date de 1819 — il y a trois ans encore. Dans un communiqué diffusé lundi, l’établissement installé en bordure de la plaine de Plainpalais se réjouit d’avoir enregistré un bénéfice net en hausse de 12%. Ses deux concurrentes ont annoncé une progression similaire de leurs profits.

L’appréciation de la monnaie helvétique ne touche pas que les industriels. Lundi, la banque s’est également plainte «du contexte difficile lié à la forte appréciation du franc». Un effet arithmétique qui réduit la valeur des actifs confiés à la banque. «Les avoirs administrés étant en grande majorité libellés en devises étrangères et notre comptabilité, consolidée en francs suisses, la suppression du taux plancher a évidemment une incidence», explique Antonio Palma, directeur général, par l’intermédiaire d’un porte-parole. Concrètement cela signifie qu’un milliard d’avoirs en euros confiés ne valent «que» 1,08 milliard, contre 1,2 milliard l’an dernier. «Sans la suppression du taux de change plancher avec l’euro, nous aurions une augmentation» des fonds confiés par la clientèle fortunée, précise la direction.

Un effet de change qui, toujours selon la banque, explique l’intégralité de la baisse des actifs observée. «L’apport net de nouveaux fonds confiés par la clientèle a (ndlr: au contraire) été positif», explique l’associé du groupe Mirabaud SCA. Ces fluctuations des changes expliquent aussi pourquoi le total du bilan est inférieur de près de 10% aux 4,4 milliards affichés il y a un an.

Qu’en est-il des revenus concrets de la banque? Sur les six premiers mois de l’année, les 155 millions de francs engrangés sont supérieurs de 5% à ceux enregistrés un an plus tôt. Si la majorité de ces entrées reste constituée de commissions, les seules opérations de négoce ont plus que doublé. Derrière cette manne se cache également un effet du franc fort. «L’activité financière de nos clients a été particulièrement soutenue sur les marchés des changes et des métaux», invoque l’établissement genevois.

En dépit des heurts promis au secteur par KPMG la semaine dernière encore, Mirabaud indique que ses effectifs n’ont pas diminué à Genève sur les six premiers mois de l’année. (TDG)

Créé: 31.08.2015, 22h24

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