Genève face aux enjeux de l’économie collaborative

InternetColloque sur les enjeux de cette nouvelle économie, jeudi, à l’instigation du Département de l’économie.

Pierre Maudet, ministre de l’Economie

Pierre Maudet, ministre de l’Economie Image: Georges Cabrera

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L’irruption d’Uber dans le paysage des taxis genevois a attiré l’attention du grand public sur de nouveaux modèles économiques. Basée sur des communautés se constituant sur Internet afin de transformer la façon dont l’on vit, travaille ou crée, cette économie collaborative, «n’est rien d’autre que la force de la foule qui s’autogère», explique Vincent Pignon, enseignant à la Haute Ecole de gestion de Genève.

Ce dernier intervenait jeudi lors d’un colloque de l’observatoire technologique du Département de la sécurité et de l’économie du canton. «Le but de cette rencontre est tout autant politique – il vise à ne pas subir ces transformations mais à en identifier les opportunités», a admis en préambule Pierre Maudet, ministre de l’Economie. Le phénomène dépasse les taxis. Parmi les exemples présentés jeudi? Le réseau Pangloss, organisé entre Genève et Ferney-Voltaire, qui regroupe plus de 50 membres actifs – ex-cadres ou banquiers, anciens des organisations internationales – voulant lancer leur projet. Un «incubateur de personnes», pour reprendre le mot de Jennifer Leblond, coordinatrice parisienne de OuiShare, réseau similaire fort de 2000 personnes dans le monde.

Au pays des banques, une activité fait florès. Les sites de financement «participatif» – version moderne des tontines – qui, de CreditGate24 à GoHeidi en passant par Wecan.fund, sont plus d’une trentaine en Suisse. Problème, «les règles de la FINMA (ndlr: l’autorité financière) restent à la traîne», regrette Vincent Pignon. Comme pour les taxis, ces modèles ébranlent l’édifice de lois construit depuis des décennies. (TDG)

Créé: 11.10.2015, 22h11

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