Gatwick accueille trois fois plus de voyageurs que Cointrin

Avenir de CointrinLes deux aéroports ne disposent que d'une piste, mais l'espace autour de Cointrin est plus restreint, estime le porte-parole de Genève-Aéroport.

Un squelette d’acier habillé de verre (image en 3D), c’est le projet imaginé par une star britannique de l’architecture pour la future aile est de l’aéroport de Cointrin qui doit accueillir les gros porteurs.

Un squelette d’acier habillé de verre (image en 3D), c’est le projet imaginé par une star britannique de l’architecture pour la future aile est de l’aéroport de Cointrin qui doit accueillir les gros porteurs. Image: DR

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L’efficacité. Voilà le défi qui pèse toujours plus lourd dans la gestion de Genève Aéroport qui a affiche une croissance continue de ses passagers en 2013: 14,4 millions, +3,9%. Selon son porte-parole, Bertrand Stämpfli, «l’aéroport peut encore gérer une croissance du trafic une ou deux décennies, après on verra». De nombreuses études sont en cours pour préparer le futur, mais bien des questions restent ouvertes.

(Lire aussi L'aéroport de Genève continue de croître plus vite que le canton)

L’aéroport de Gatwick, en Angleterre, ne possède également qu’une seule piste mais accueille trois fois plus de trafic qu’à Genève (plus de 34 millions de passagers par an). Source d’espoir pour Genève Aéroport? «Oui et non, selon Bertrand Stämpfli, notre piste peut aussi accueillir les plus gros avions, mais le trafic aérien au dessus de Genève est beaucoup plus dense qu’à Gatwick, la place est y donc beaucoup plus limitée dans les airs.» Sur terre, la plate-forme aéroportuaire ne dispose guère non plus de terrain pour se développer.

Aile est gros porteurs trop chère?

Et la nouvelle «aile est», qui fait couler tellement d’encre, répondra-t-elle à ce défi? «Cette extension ne vise pas à accueillir plus de passagers, mais à améliorer la desserte de vols long courriers», a répondu Robert Deillon, directeur général de Genève Aéroport ce lundi au cours de la conférence de presse annuelle. Coûte-elle plus cher que prévu, comme annoncé dans la Tribune le 10 mars dernier? «Je ne suis pas d’accord avec les chiffres [un surcoût de 120 millions a été évoqué]», répond pour sa part Pierre Maudet, conseiller d’Etat et président du conseil d’administration de Genève Aéroport. «Mais nous sommes en train d’analyser la situation.» Le politicien ajoute que «les bons résultats financiers notamment doivent permettre de la financer». Un devis a été remis en novembre à l’aéroport, il est actuellement examiné. L’entreprise attend également une autorisation de construire, même si certains travaux de préparation ont déjà débuté. (TDG)

Créé: 17.03.2014, 14h24

Genève Aéroport

Une grève-surprise perturbe le trafic aérien

Une quarantaine de salariés de Swissport, société d’assistance au sol mandatée par les compagnies aériennes, ont cessé de travailler, dimanche entre 10h et 12h15. Des dizaines de bagages n’ont pas été déchargés des avions. Le trafic aérien a été perturbé toute la journée. On comptait hier soir 40 vols retardés au départ, avec une moyenne de soixante minutes de retard par vol.

Ce mouvement a surpris la direction de la société Swissport, Genève Aéroport et même le Syndicat suisse des services public. «Nous n’avons pas organisé ce débrayage, indique Yves Mugny, son secrétaire central, mais nous alertons depuis des mois les autorités. Un processus général est en cours sur le site de l’aéroport qui vise à économiser sur le dos des salariés. Après Gate Gourmet, c’est au tour de Swissport.» Ses employés dénoncent une péjoration de leurs conditions de travail et la suppression d’indemnités.

Dimanche soir, dans un communiqué, la direction de Swissport a déploré «l’action de débrayage entreprise par quelques 30 à 40 personnes du secteur de la piste», ajoutant que la société «est au bénéfice d’une Convention collective de travail valable qui déploie ses effets jusqu’en février 2015» et qu’il «n’y a actuellement aucune négociation sur le contenu de la CCT». (TDG)

Cointrin

L’extension de l’Aéroport a du plomb dans l’aile

C’est la panique à la direction de Genève Aéroport. L’extension de ses bâtiments à travers le projet de construction de l’aile est, confiée à une star de l’architecture, a vu son coût initial exploser et son délai de réalisation largement repoussé. Pour sauver ce réaménagement capital visant à améliorer l’accueil des passagers, l’état-major tente de revoir à la baisse ses ambitions. Une décision doit être prise avant la fin du mois. En attendant, les tensions montent à l’interne.

Au départ, c’est le squelette d’acier habillé de verre, imaginé par l’architecte britannique Richard Rogers, coconcepteur du Centre Pompidou à Paris, père d’un terminal de l’aéroport de Madrid, qui remporte la faveur du jury. En 2010, une somme de 350 millions de francs est inscrite dans le plan d’investissement de Genève Aéroport.

«Lorsqu’on a reçu les plans définitifs en octobre dernier, un surcoût de 120 millions de francs est apparu», explique une personne bien informée. Même si les résultats de la régie publique sont excellents, elle ne peut se permettre un tel endettement. En outre, l’échéance pour cette réalisation est passée de 2016 à 2019.

Comment expliquer ce dérapage? Les raisons restent floues. Il est question d’imprévus, d’un redimensionnement de la partie réservée aux contrôles d’identité en raison de nouvelles normes et d’un possible excès d’optimisme de l’architecte.

Développement dans nos éditions papier, électronique et iPad du lundi 10 mars (TDG)

Les blogs de la Tribune

Paolo Gilardi: Aéroport, pas sur le dos des riverains et des travailleurs

Tout plein de bons blogs à consulter et à commenter. Rendez-vous sur le portail des blogs de la Tribune de Genève Pour consulter les blogs sélectionnés ci-dessous, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécieront d’autant plus vos commentaires qu’ils seront courtois, argumentés et signés.

Paolo Gilardi : Aéroport: pas sur le dos des riverains et des travailleurs Après celle, victorieuse, du personnel de Swissport en 2010 et celle, durée plus de 180 jours, chez ISS il y a trois ans, la grève d’une partie du personnel de Gate Gourmet, entamée le 14 septembre, remet l’aéroport international de Genève sous les feux de la rampe. Et pour cause! Aujourd’hui, Cointrin fait figure de pièce maîtresse d’un projet de développement économique, celui souhaité par les banquiers, financiers et industriels de tout l’arc lémanique et au- delà. (…) Il s’agit en premier lieu d’attirer des compagnies d’aviation -celles qui «montent» à l’exemple de Turkish Airlines- qui assurent des liaisons directes, sans devoir passer par les grands hubs, avec des pôles économiques en Europe et au Moyen Orient, mais aussi en Amérique du Nord. L’augmentation du volume de passagers -14 millions en 2013, un record- est la résultante première de cette stratégie. Sa poursuite ne pourra se traduire que par une augmentation des vols et un accroissement notable des nuisances, autant sonores qu’atmosphériques. (…) Un combat qu'associations de riverains et de protection de l'environnement, syndicats et gauche politique se doivent de mener ensemble, pour un développement de la région en fonction de la satisfaction des besoins de la majorité de la population, pas ceux des actionnaires.

Danièle Bianchi : Une heure pour la paix, la justice et la réconciliation en Syrie La guerre, les attentats, les fractions diverses, les bons, les méchants, ... la Syrie à feu et à sang est un vrai imbroglio politico-religieux et le peuple souffre. Bientôt une conférence, Genève 2, pour tenter de démêler les fils du conflit, trouver des solutions, peut-être. Et une conférence en parallèle, à Genève, sous l’égide de l’Universal Peace Federation qui entendra des leaders religieux et spirituels, des académiciens, des représentants de la société civile.... Le comité de l’Appel spirituel de Genève a réuni, avec le pasteur Rolland de la cathédrale St-Pierre, les représentants des diverses religions qui forment son comité, des Syriens de Suisse aussi, pour une heure de prière pour la paix, la justice et la réconciliation en Syrie, vendredi 24 janvier à 18h dans la cathédrale. L’Appel spirituel de Genève sera lu, en français, en anglais, en arabe, ainsi que des prières. Que ce moment de méditation, ouvert à tous, apporte un peu de lumière, un peu de soutien, un peu d’espoir. Allez-y!

Pascal Décaillet : Nous sommes tous des Tessinois Genève s’intéresse au Tessin, et le Tessin s’intéresse à Genève. Avant-hier, je donnais une interview à mes amis du Giornale del Popolo, dont je suis chroniqueur politique depuis des années, sur les possibles similitudes entre les deux cantons dans le vote du 9 février prochain sur l’immigration de masse. Si je prévois un oui très large au Tessin, il me semble tout de même que Genève refusera l’initiative. Et puis, ce matin, très bonne page 3 dans la Tribune de Genève (et 24 Heures), sur la situation du Tessin, soumis à une pression migratoire très violente de la part de la Lombardie : soixante mille frontaliers, soit un travailleur sur quatre, et un taux de chômage de 4,9%. Ça ne vous rappelle rien ? (…) Je continue de penser que Genève rejettera l’initiative, et n’émets aucun pronostic sur le résultat final suisse..

Jean-Noël Cuénod : Pourquoi les Etats musulmans censurent Israël à l’UNESCO L’exposition «Les gens, le Livre, la terre: la relation de 3 500 ans du peuple juif avec la Terre Sainte» devait être inaugurée mardi à Paris, au siège de l’UNESCO. Devait, car vingt-deux Etats arabes ont contraint l’organisation internationale chargée de l’éducation, la science et la culture à annuler cette exposition. Le motif avancé par les censeurs relève de cette mécanique tartuffe qui meut la diplomatie quel que soit son drapeau : cette exposition pourrait porter un coup fatal au processus de paix et aux négociations en cours au Proche-Orient. (…) Durant des siècles, les nations ayant l’Islam pour religion principale ont toléré ¬la présence en leur sein de juifs et de chrétiens. De nombreux rois ou sultans les ont même protégés. Mais ils devaient rester à leur place subalterne et se contenter du statut de sujets de seconde zone (dhimis). Aujourd’hui, les Arabes chrétiens sont perçus comme des corps étrangers sur leur propre sol natal, du fait de la proximité culturelle avec leurs coreligionnaires européens et américains, proximité assimilée (à tort mais c’est une autre histoire) à une forme de trahison potentielle. (…) La fondation de l’Etat d’Israël ¬est vécue, elle aussi, comme un crime de lèse-Islam… Accepter cette censure, c’est admettre que nous n’avons rien à objecter à l’obscurantisme.

Michèle Roullet : Que la 1ère devienne une seconde ! Dans son obsession de vouloir rétrécir nos libertés et laminer le confort de notre quotidien, la gauche, championne dans ce registre, a une géniale idée ! Sous prétexte que, dans les trains, les voitures de 2ème classe sont bondées, alors que les premières ne seraient pas pleines, la gauche veut supprimer la 1ère classe. (…) Prenant indéfectiblement Bourdieu comme références théoriques, ces militants semblent ignorer qu’aujourd’hui, la première classe (dans les trains !) n’est plus l’apanage des riches, mais utilisée par la classe moyenne qui, n’ayant pas trouvé de logement dans les villes, se voit contrainte de faire deux heures par jour de trajet pour rejoindre son lieu de travail.Les millionnaires, eux, ne sont pas dans les trains, mais dans leur voiture luxueuse avec chauffeur ! Pour beaucoup, la première classe permet donc de travailler et d’utiliser son temps à autre chose que de conduire. Ainsi, vouloir supprimer la 1ère reviendrait à ôter un atout majeur du train et à inciter des travailleurs à reprendre leurs voitures.

Jean-Michel Bugnion : Prise de conscience salutaire? Il faut concéder à l’initiative contre l’immigration massive un bienfait, celui de placer tous les citoyens face à un problème bien réel, qui ne sera pas réglé par un simple non. . (…) La responsabilité n’est pas que politique, elle est aussi citoyenne et appartient à chacun de nous. Tout d’abord, que certains entrepreneurs et autres patrons daignent considérer qu’il n’y a pas que le pognon dans la vie et que, membres du tissu genevois et nourris de celui-ci, ils ont le devoir moral de s’en montrer solidaires : à compétences égales, engager en priorité des habitants de notre agglomération, dans le respect de conditions correctes. L’objectif de toute entreprise est certes de faire du bénéfice, mais pas forcément un bénéfice maximum au mépris de son environnement ! Si l’économie est amorale en soi, les personnes qu’elle implique ne le sont pas.

(TDG)

Résultat annuel

L'aéroport de Genève continue de croître plus vite que le canton

Genève Aéroport continue de grandir et vole vers un avenir incertain. Le trafic n’a pas cessé de croître: plus de 14 millions de passagers se sont envolés depuis le bout du lac (+3,9%), souvent vers Londres (2,1 millions de personnes), Paris (939’000) et Amsterdam (624’000). EasyJet continue de s’étendre: la compagnie low-cost s’accapare 41,5% des mouvements (décollages et atterrissages) sur le tarmac genevois, contre 14,5% pour Swiss. Le nombre total de mouvements s’est lui contracté, ce qui signifie que les appareils sont en moyenne toujours plus gros et remplis.

L’exercice 2013, présenté aux médias lundi matin, présente un chiffre d’affaires en hausse de 3,3%, à 376,3 millions de francs. L’entreprise, qui a dégagé un bénéfice net de 72,3 millions de francs, se montre financièrement saine: près de la moitié de ses revenus (48,3%) n’émanent pas du segment aéronautique mais d’autres activités, comme les redevances commerciales, les parking, les restaurants et les loyers.

Une croissance qui est plus rapide que celle du canton. L'office cantonal de la statistique a indiqué ce matin que la croissance du PIB du Canton de Genève avait atteint 2,3% en 2013 en termes réels, contre 1,5% en 2012 et 0,3% en 2011. Et qui n'est pas sans créer des tensions sociales. Quelques heures après la conférence de presse officielle de l'entreprise propriété à 100% de l'Etat de Genève, le syndicat des services publics annonce «qu’une société de l’aéroport va licencier l’entier de son personnel à la fin de ce mois».

45,8 millions pour l'Etat de Genève

L’établissement public autonome reversera à l’Etat de Genève, propriétaire, une somme de 45,8 millions de francs. Au bénéfice de 72,3 millions s'ajoutent 19 millions de recettes exceptionnelles liées à la mise en place de la nouvelle caisse de pension, soit un bénéfice total de 91,6 millions, contre 66,5 millions en 2012. Les investissements ont atteint l'an dernier 121 millions. "Ce sont de très bons résultats qui doivent permettre d'adapter les infrastructures de l'aéroport", a déclaré le nouveau président du Conseil d'administration de l'aéroport Pierre Maudet, chef du Département de la sécurité et de l'économie.

Pressions sur les salaires

La croissance ne va pas sans tensions sociales. Le magistrat PLR s'en est inquiété. Quelque dix mille personnes travaillent sur le site dans 200 entreprises. Près de 900 d'entre elles ( 26 postes en un an) sont directement employées par Genève Aéroport.

Pierre Maudet a souhaité que des discussions s'ouvrent avec tous les acteurs concernés sur le site afin d'analyser la situation et savoir comment y remédier. Le conseiller d'Etat en charge de l'économie a indiqué que le régime des concessions va être étudié avec le conseil d'administration de l'aéroport.

«Les pressions qui poussent les salaires vers le bas nous inquiètent. Je ne minimise pas les difficultés. Mais elles ne devraient pas être réglées par des actions intempestives. Cela devrait se passer différemment», a affirmé Pierre Maudet. Le syndicaliste Yves Mugny qui convoque la presse ce mardi ne semble pas avoir reçu le message.

Cent passagers par avion

En 2013, Genève Aéroport a accueilli 14,4 millions de passagers. C'est 3,9% de plus qu'en 2012, ce qui place Genève-Aéroport dans les plate-formes les plus dynamiques du continent. En revanche, le nombre de mouvements d'avion a diminué de 2,2%. Conséquence, le nombre de passagers par avion ne cesse d'augmenter. Il a dépassé le chiffre de 100 pour la première fois en 2013. Au total, la plate-forme aéroportuaire relie Genève à quelque 132 destinations, opérées par 57 compagnies aériennes. Quelque 75'000 tonnes de marchandises ont transité par le secteur fret de l’aéroport au cours de l’année.

(A lire aussi: Quel avenir pour Cointrin: Gatwick accueille trois fois plus de voyageurs que Genève Aéroport)

Pierre Maudet en interview vidéo:

(TDG)

Aéroport de Genève

Les grévistes de Gate Gourmet intégralement blanchis

Les grévistes de Gate Gourmet ont reçu une bonne nouvelle ce mardi 4 février: les accusations de l'entreprise à leur égard n'ont pas été retenues.

«Gate Gourmet a tenté de justifier des licenciements abusifs par des plaintes pour violation de domicile, émeute, injures et surtout lésions corporelles», soutient Yves Mugny, secrétaire du Syndicat suisse des services publics (SSP). Aujourd'hui, ces grévistes sont complètement blanchis. «Le procureur n’entre en matière sur aucune des accusations de l’employeur», ajoute le syndicat.

Ce sont ces accusations qui avaient dissuadé, l'année passée, la ministre de tutelle de l'Aéroport, Isabel Rochat, d'intervenir dans le dossier. Le syndicat attend à présent une réponse du Conseil d’État en la personne de Pierre Maudet. «Maintenant que la malhonnêteté de l'entreprise a été prouvée, nous espérons que le Conseil d’État interviendra enfin dans le dossier», affirment-ils.

Du côté des grévistes, on affiche le soulagement. «Nous sommes heureux de voir que la justice nous a donné raison», confirme Yves Mugny.

En septembre 2013, l'entreprise aéroportuaire Gate Gourmet avait licencié 86 collaborateurs, avant de les réembaucher à moindres coûts, conduisant à la grève d'une vingtaine d'entre eux. (TDG)

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