Résultats annuelsJulius Bär annonce la suppression de 400 postes
Des économies supplémentaires de 110 millions de francs ont été annoncées par le nouveau directeur général, Stefan Bollinger.

La banque privée suisse Julius Bär a annoncé lundi de nouvelles mesures d’économie qui vont entraîner la suppression de 400 postes, mais chute en Bourse après la publication de résultats annuels mitigés.
Le nouveau directeur général, Stefan Bollinger, qui a repris les commandes en janvier, a d’ores et déjà imprimé sa marque en annonçant des économies supplémentaires de 110 millions de francs suisses d’ici à la fin 2025 lors de la présentation des résultats annuels.
Pour 2024, la banque qui avait été secouée l’année précédente par de lourdes de pertes de crédits liées à la chute de l’empire immobilier autrichien Signa a dévoilé un bénéfice meilleur qu’attendu, à 1,02 milliard de francs, contre 910 millions de francs attendus en moyenne par les analystes interrogés par l’agence suisse AWP.
Mais cette hausse tient en partie à des provisions fiscales, a relevé Andreas Venditti, analyste chez Vontobel, dans un commentaire boursier, soulignant que le résultat opérationnel est en revanche inférieur aux attentes du marché.
Des résultats «mitigés»
Son résultat opérationnel a progressé de 19% par rapport à l’année précédente, à 3,8 milliards alors que les prévisions des analystes se situaient aux alentours de 3,9 milliards. En excluant les retombées des pertes de crédits liées à Signa en 2023, sa progression se limite toutefois à 1%, précise le communiqué détaillant ses résultats annuels.
L’analyste de Vontobel relève également l’absence de nouveau programme de rachat d’actions, jugeant ces résultats «mitigés». Le dividende reste pour sa part inchangé à 2,60 francs par action.
Titre en baisse
Vers 10 h 00 GMT (11 h 00 en Suisse), le titre dégringolait de 10,98% à 57,24 francs suisses, dans un marché en baisse, le SPI, l’indice élargi de la Bourse suisse perdant 1,25%.
Les résultats de cette banque spécialisée dans la gestion de fortune ont été dopés par la hausse des marchés boursiers l’an passé, les revenus générés par les commissions grimpant de 14%, aidés par une hausse de 26% des commissions de courtage.
Mesures d’économie
Mais l’attention des investisseurs s’est surtout focalisée sur les mesures d’économie annoncées par son nouveau patron. La banque va notamment réduire la taille du comité de direction, qui va être ramenée à cinq membres, contre quinze jusqu’à maintenant, Stefan Bollinger, un ancien cadre de Goldman Sachs, y voyant «un premier pas» pour créer une structure «plus svelte» avec «une façon plus directe» de gérer les activités de la banque.
Le programme de réduction des coûts annoncé en 2024 a déjà généré 140 millions de francs d’économies, mais la banque compte désormais le «prolonger» pour générer 110 millions de francs d’économies supplémentaires au niveau des frais de personnel et des dépenses générales d’ici à la fin de l’exercice 2025.
Cette nouvelle vague de réduction des coûts va se traduire par une réduction de 400 postes, a indiqué le directeur opérationnel, Nic Dreckmann, soit près de 5% des effectifs.
«Le nouveau directeur général envoie des premiers signaux clairs», a réagi Michael Klien, analyste à la Banque Cantonale de Zurich, dans un commentaire de marché.
La nouvelle équipe de direction prévoit de faire un point sur sa stratégie «avant l’été», précise le communiqué.
AFP
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